En première ligne comme aumônière

anglais

Sister Kathleen Gallivan, SNDdeN

Directrice des soins spirituels : Brigham and Women’s Hospital, Boston, MA

Sister Kathleen Gallivan, SNDdeN

Brigham and Women’s Hospital (« The Brigham ») est un centre médical académique à Boston, Massachusetts, avec un personnel d’environ 17.000 employés. Nous prenons soin de 800 patients internes, leurs familles et des milliers de patients externes qui viennent pour des soins spécialisés, de la région locale et aussi de partout dans le monde. En tant que directrice des soins spirituels, mon ministère inclut diriger un département d’aumôniers de nombreuses religions, offrir des soins à des patients et des familles, soutenir des employés de l’hôpital et un programme de formation pour des femmes et des hommes qui veulent devenir aumôniers professionnels. Tout au long de l’année, environ 20 étudiants sont en stage dans notre programme d’aumônerie.

Au cours de mes dix-huit ans à Brigham, j’ai expérimenté beaucoup de crises, y compris des gens blessés dans les bombardements du Marathon de Boston en 2005, le coup de feu tragique porté à un médecin de l’hôpital et des cas critiques provenant d’accidents et d’incendies ! La crise du COVID-19 a été pour moi l’expérience la plus interpellante. Depuis mars 2020, nous avons traité plus de 1.000 patients du COVID-19, avec plus de 200 qui ont demandé l’hospitalisation. La plupart sont très malades et beaucoup meurent. En visitant ma première patiente gravement malade du COVID-19, j’ai prié et je lui ai tenu la main jusqu’à ce qu’elle meure.

Sr. Kathleen, un docteur et deux infirmières portent l’équipement protecteur dans l’hôpital, durant toute la journée.

Durant la crise entière, notre personnel de l’hôpital et les aumôniers ont passé du temps important dans les chambres de patients du COVID-19. Sans visiteurs ou avec des visites limitées, des membres de famille incapables d’être avec des patients isolés, souffrent comme ceux qu’ils aiment, spécialement les individus mourants. Nous devenons l’extension de la famille et nous essayons de connecter les patients et les familles en utilisant des téléphones portables, des smartphones et Zoom. Comme aumôniers, en plus de notre responsabilité pour le soin des patients et des familles, nous sommes aussi responsables d’offrir un soutien attentif au personnel. En plus des souffrances imposées aux patients et aux familles, COVID-19 prend un terrible tribut sur les infirmiers, les médecins, le personnel de cuisine et de nettoyage, et leurs familles. La pandémie a restreint et distancé les événements prévus pour soutenir le personnel. Nos aumôniers offrent maintenant un soutien créatif, par un programme Instagram de messages quotidiens qui donnent de l’inspiration, et parfois avec des vidéos.

Initialement, j’avais répondu à une invitation à servir d’aumônière à « the Brigham », pour un interim d’un an, mais très vite je me suis sentie chez moi dans ce merveilleux ministère. Avec les mots de Frederick Buechner : « La place où Dieu vous attend est la place où votre joie profonde et la faim du monde se rencontrent. » Ceci a été vrai pour moi alors que je viens juste de terminer dix-huit ans dans ce ministère. Comme nous expérimentons maintenant une nouvelle manifestation du virus dans l’hôpital, l’anxiété se cache chez beaucoup de personnes. Le temps change et il pourrait y avoir une autre vague avec un temps plus froid. Ce ministère peut être stressant et fatigant. Cependant je suis profondément bénie de connaître l’appel de Dieu à la place où je trouve ma propre joie profonde et où je peux répondre à une petite partie du monde, affamé d’une connexion avec le sacré.

Sr. Kathleen et des aumôniers guident des étudiants dans un programme de stage pour aumôniers

J’appartiens à un groupe de travail de santé mentale à l’hôpital. La direction du « Brigham » reconnaît que s’occuper des besoins spirituels de la communauté entière est une partie vitale du soin total des patients, familles et employés. Cette responsabilité m’appelle à réfléchir en tant que Sœur de Notre-Dame de Namur (SNDdeN) à mon ministère dans les soins de santé. Je peux vivre notre charisme en voyant la bonté de Dieu parmi les gens avec qui je chemine. Je fais l’expérience de la bonté de Dieu dans mon personnel qui représente souvent la figure de Dieu à ceux qui sont souffrants, accablés ou mourants. La bonté de Dieu resplendit dans nos médecins et infirmiers qui soignent leurs patients avec compassion. Je vois la bonté de Dieu dans un employé qui vide ma corbeille à papier chaque jour, alors qu’il travaille de 15h30 à 23h après avoir travaillé la journée dans un autre hôpital.

Je prie pour refléter la bonté de Dieu à tous au « Brigham » à travers mon ministère.

On the Front Lines as a Chaplain

Sister Kathleen Gallivan, SNDdeN
Director of Spiritual Care: Brigham and Women’s Hospital, Boston, MA

Sister Kathleen Gallivan, SNDdeN

Brigham and Women’s Hospital (“The Brigham”) is a large academic medical center in Boston, Massachusetts, with a staff of about 17,000 employees. We care for 800 in-patients, their families and thousands of outpatients who come for specialized care, from the local area and also from around the world. As Director of Spiritual Care, my ministry includes directing a department of multi-faith chaplains, providing care to patients and families, supporting hospital employees and a training program for women and men who want to become professional chaplains. Throughout the year, about 20 students intern in our chaplaincy program.

In my eighteen years at the Brigham, I have experienced many crisis events, including people injured in the Boston Marathon bombings in 2005, the tragic shooting of a hospital physician and critical cases from accidents and fires! The COVID-19 crisis has been for me the most challenging experience. Since March 2020, we have treated over 1,000 patients with COVID-19, with more than 200 who have required hospitalization. Most are very sick and many die. Visiting my first critically-ill COVID-19 patient, I prayed and held her hand until she died.

Sr. Kathleen, a doctor and 2 nurses wear protective equipment in the hospital, during the entire day.

During this entire crisis, our hospital personnel and chaplains spent significant time in rooms of COVID-19 patients. Without visitors or limited visitations, family members unable to be with lonely patients, suffer like their loved ones, especially dying individuals. We become the extension of family and try to connect patients and families by using iPads, iPhones and Zoom. As chaplains, in addition to our responsibility for the care of patients and families, we are also responsible for offering caring support to staff. In addition to the sufferings placed on patients and families, COVID-19 it as taken a terrible toll on nurses, doctors, the cooking and cleaning staff, and their families. The pandemic has restricted and discontinued or the present time previous events to support staff. Our chaplains offer now creative support, through an Instagram program in daily inspirational messages and sometimes with videos.

Initially, I responded to an invitation to serve as a chaplain at the Brigham, for an interim year, but soon I felt at home in this wonderful ministry. In the words of Frederick Buechner: “The place where God calls you is the place where your deep gladness and the world’s hunger meet.” This has been true for me as I have just completed eighteen years in this ministry. As we are experiencing now a new outbreak of the virus within the hospital, anxiety lurks with many people. The weather turns and there may be another surge with colder weather. This ministry can be stressful and tiring. Yet I am deeply blessed to know God’s call to the place where I find my own deep gladness and where I can respond to a small part of the world, hungering for connection to the sacred.

Sr. Kathleen and chaplains guide students in an internship program for chaplains.

I belong to a Mental Health task force at the hospital. The management at the Brigham recognizes that attending to the spiritual needs of the whole
community is a vital part of total patient, family and employee care. This responsibility calls me to reflect as a Sister of Notre Dame de Namur (SNDdeN) on my ministry in health care. I am able to live out our charism in seeing the goodness of God among the people with whom I journey. I experience God’s goodness in my staff who often represent the face of God to those who are suffering, overwhelmed or dying. God’s goodness shines forth in our doctors and nurses who care with compassion for their patients. I see God’s goodness in an employee who empties my wastebasket every day, as he works the 3:30-11:00 p.m. shift after working the day shift at another hospital. I pray to reflect God’s goodness through my ministry to all at the Brigham.

Mission Alive at Les Pins Verts in Belgium

French

By Sr. Pascal-Marie Promme, SNDdeN Translated by Sr. Evelyn McKenna, SNDdeN

In the Charleroi Region, in Thuin, Belgium, for many years the Sisters of Notre Dame de Namur have carried on their Mission. From its origins in 1964, the large house, Les Pins Verts (Green Pines), near the Bois du grand bon Dieu (“Woods of the great good God”) was set aside to welcome camps for young people in order that they may benefit from a holy environment. Our Sisters live in the small house, formerly occupied by the caretaker. In 2007, our Congolese Sisters came to continue the Mission which had become too heavy for our Belgian Sisters. Sisters Albertine Nsoki and Virginie Makengo, SNDdeN, with the help of lay personnel, prepare all materials, oversee the property with much care a lot of heart. In the course of any guest visits, by their quiet presence , filled with goodness and kindness, the Sisters give witness as daughters of St. Julie Billiart.

In this house, during vacation time, multiple activities follow one after the other in a 10-day camps for Scouts. These groups of about 50 young people, coming from disadvantaged milieux, are independent. The management staff insure that there is everything necessary for carrying out the diverse activities. Some few technical annoyances are good opportunities to deepen relationships with the occupants of the house.

Besides the welcoming of young people, on weekends, the house opens up the possibility for adults to celebrate family occasions/feasts: Baptisms, anniversaries…etc. Verdant surroundings enrich the stay of adults for formation sessions. A group of archeologists from the free University of Brussels benefit from the infrastructure of the house to carry out excavations in the “Bois du grand bon Dieu”.

La Mission vivante aux Pins verts en Belgique

anglais

Par Soeur Pascal-Marie Promme, SNDdeN : Membre de l’Equipe du Leadership de la Province de Belgique-Sud/France

ans la région de Charleroi, à Thuin en Belgique, depuis de nombreuses années, les Soeurs de Notre-Dame de Namur (SNDdeN) exercent leur mission. A l’origine en 1964, la grande maison « Les Pins verts », proche du « Bois du grand bon Dieu », était destinée à accueillir des camps pour des jeunes afin qu’ils puissent profiter d’un environnement saint. Nos soeurs vivent dans la petite maison, autrefois occupée par le concierge. En 2007, nos soeurs congolaises sont venues continuer la mission, devenue trop lourde pour nos soeurs belges. Soeur Virginie Makengo et soeur Albertine Nsoki, SNDdeN, avec l’aide de personnel, préparent tout le matériel, veillent à la propreté avec beaucoup de soin et de coeur. Au cours du séjour, c’est par leur présence discrète, remplie de bonté et de bienveillance qu’elles témoignent en filles de Ste Julie Billiart.

Dans cette maison, des mouvements de jeunesse se succèdent pendant les vacances pour des camps d’une dizaine de jours. Ces groupes d’une cinquantaine de jeunes provenant souvent de milieux défavorisés sont autonomes. Le staff d’encadrement assure tout ce qui est nécessaire au bon déroulement des diverses activités. Quelques petits ennuis techniques sont de bonnes occasions d’approfondir les relations avec les occupants de la maison.

Outre l’accueil des jeunes, en weekend, la maison ouvre la possibilité aux adultes de vivre des fêtes familiales : baptêmes, anniversaires… Le cadre verdoyant rend agréable le séjour d’adultes pour des sessions de formation. Un groupe d’archéologues de l’université libre de Bruxelles a bénéficié de l’infrastructure de la maison pour réaliser des fouilles dans le « bois du grand bon Dieu » ; soeur Virginie a été intégrée dans leurs recherches. En juin et en janvier, des étudiants universitaires viennent se préparer à leurs examens. Bref, les Pins verts sont un lieu de convivialité où le temps semble s’arrêter pour goûter plus pleinement et plus profondément des valeurs de la vie.

Cependant, la mission des soeurs Albertine et Virginie ne s’arrête pas là. Elles sont insérées dans la vie paroissiale, notamment dans le groupe des visiteurs de malades et la chorale des aînés. Lors des célébrations eucharistiques dominicales, elles y participent activement en joignant leurs voix aux autres membres de la chorale paroissiale. En semaine, les soeurs ouvrent leur oratoire aux chrétiens pour l’Eucharistie ou la prière personnelle.

Proches d’une maison de repos et de soins pour personnes âgées, elles visitent régulièrement ceux et celles qui le souhaitent. Elles les accompagnent par des moments d’échange, de prière. Régulièrement elles y animent l’Eucharistie et apportent la communion aux personnes qui ne peuvent pas se déplacer. Lorsque la célébration de l’Eucharistie n’est pas possible, elles portent la communion. Proches des personnes malades, elles n’hésitent pas à se déplacer pour leur apporter réconfort et soutien spirituel. Tous ces ministères ne s’improvisent pas sans participer régulièrement à des journées de formation des visiteurs de malades et des sessions liturgiques.

Dans cette région de la Thudinie, des situations de personnes en détresse ne manquent pas, aussi nos deux soeurs apportent leur soutien et s’unissent à d’autres membres de la Croix-Rouge pour leur venir en aide. Dans la ville de Thuin, la mission de nos deux soeurs ne passe pas inaperçue. Après le confinement, elles ont reçu le soutien de la mairie pour rouvrir « Les Pins verts ». Avec sainte Julie, rendons grâce pour tout ce qui se vit en ce lieu.

Ah ! qu’il est bon le bon Dieu !

LE MINISTÈRE ÉLARGIT SON CHAMP D’ACTION EN MILIEU URBAIN

anglais

Par Sœur Gertrude Tonsi, SND deN

En 2009, le Centre Mary Linscott s’est ouvert à Kisantu, en République démocratique du Congo (RDC), à 120 kilomètres de la capitale, Kinshasa.  Répondant aux besoins changeants de cette communauté urbaine, ce ministère des Sœurs de Notre Dame de Namur (SNDdeN) a évolué d’un centre dédié aux jeunes vivant avec des handicaps à un lieu de formation de jeunes femmes sans emploi.

Le centre a été créé en réponse à une demande de M. André Lukoki, (père de sœur Solange Lukoki, SNDdeN), qui gérait un centre pour personnes physiquement handicapées situé à proximité.  M. Lukoki s’est rendu compte qu’il avait besoin du soutien et de l’appui d’une organisation plus importante, telle qu’une congrégation religieuse dont le charisme consistait notamment à promouvoir la bonté de Dieu en s’adressant aux personnes vivant dans la pauvreté. L’équipe provinciale de leadership du Congo-Kinshasa a accepté le défi de prendre la responsabilité d’un centre pour handicapés. Pour une meilleure supervision, elle a décidé de regrouper les jeunes du site de M. Lukoki dans la propriété des SNDdeN à Kisantu. Les sœurs ont donné au nouveau centre le nom d’une ancienne supérieure générale des SNDdeN, une femme qui aimait les personnes vivant dans la pauvreté et qui avait un “cœur large comme le monde”.

Ici, les sœurs ont organisé des cours offrant aux jeunes hommes et femmes des possibilités leur permettant d’assumer une plus grande responsabilité dans leur propre vie. Afin d’offrir une formation plus complète et adaptée au niveau des élèves, les sœurs, aidées par des enseignants laïcs, ont enseigné aux élèves la lecture, l’orthographe (kikongo et français), l’arithmétique, la religion et la musique ainsi qu’une formation pratique à la couture.  Elles ont rénové les bâtiments disponibles dans l’enceinte du couvent pour en faire des salles de classe pour les handicapés.

Les déplacements d’un endroit à l’autre de la propriété étaient cependant difficiles pour les handicapés. Des chaises à trois roues actionnées à la main ont été achetées pour les aider à se rendre aux cours. Ils appréciaient cette éducation à Notre-Dame, qui les aidait à se prendre en charge.

Un nouveau moment

Après un certain temps, le Centre s’est trouvé appelé à un nouveau moment dans le ministère. Les habitants de la région ayant pris davantage de responsabilités à l’égard des personnes handicapées, ont demandé que le Centre Mary Linscott (CML) soit transformé en un lieu pour les femmes, un centre social pour la promotion des filles et des jeunes mères qui n’avaient pas les ressources financières nécessaires pour terminer leurs études et qui avaient besoin de moyens pour gagner leur vie. Les sœurs qui travaillent au CML ont organisé un programme de formation de trois ans avec alphabétisation (lecture et écriture), confection de vêtements, travaux ménagers et pratique domestique, ainsi que des cours de religion. En collaboration avec le ministère local des affaires sociales, les sœurs organisent à la fin de chaque année un jury pour tester le niveau de chaque candidate. Celles qui réussissent le cycle de trois ans reçoivent un certificat et une machine à coudre (fournie par World Vision). Ce certificat leur permet de trouver un emploi, notamment dans des ateliers.

Le Centre dispose désormais de deux salles de classe. Les sœurs s’efforcent de construire une troisième salle de classe, mais la contribution des parents est minime. Les frais scolaires annuels pour chaque élève sont de 50 000 francs congolais, soit 35 dollars. Ces fonds sont utilisés pour l’entretien des machines à coudre et pour le paiement des enseignantes. Les jeunes femmes viennent en foule au début de l’année, mais disparaissent ensuite faute d’argent pour acheter du matériel pour la couture en cours d’année. Le Centre n’est pas en mesure de répondre aux besoins de toutes. Ces jeunes sont souvent victimes de toutes sortes de manipulations. Les frais scolaires réels sont insuffisants, même pour assurer un repas pendant la journée. Le ministère des affaires sociales ne finance pas le Centre.

La congrégation des SNDdeN apporte au Centre un certain soutien financier qui sert à acheter des machines à coudre, des fournitures et à contribuer aux salaires de quelques enseignantes. Sœur Julie Santu, SNDdeN, est responsable du Centre et collabore avec cinq laïques qui travaillent avec ces jeunes filles et mères au chômage. Du lundi au vendredi, les cours commencent à 8h et se terminent à 12h30. Les étudiantes passent une journée par semaine à faire un travail manuel appelé “le travail de la bonté “. Les parents et les familles sont heureux de cet environnement pour leurs filles. Cette année, nous avons trouvé des emplois pour six jeunes femmes sur un marché local. Quelques chômeurs, vivant eux aussi dans la pauvreté, ont demandé à faire partie de cette formation.

La collaboration avec les personnes vivant avec un handicap est toujours une priorité au Centre. M. Alexis, une personne handicapée, travaille dans l’atelier de confection de notre école. Il confectionne toutes les blouses portées par nos élèves au Lycée Notre-Dame de Kisantu. Les sœurs poursuivent un cheminement de fidélité en aidant les femmes et les jeunes filles sans emploi, et en soutenant les personnes handicapées, dans un ministère qui est certainement l’œuvre de Sainte Julie au Congo.

Ministry Widens Urban Outreach

French

Sr. Gertrude Tonsi, SNDdeN (center) encourages the young women to show the clothing they made.

By Sister Gertrude Tonsi, SNDdeN

In 2009, the Centre Mary Linscott opened in Kisantu, Democratic Republic of Congo (DRC), 120 kilometers from the capitol in Kinshasa. Meeting the changing needs in this urban community, this ministry of the Sisters of Notre Dame de Namur (SNDdeN) evolved from a center dedicated to young people living with handicaps to a place for the formation of young unemployed women.

The Centre began as a response to a request from Mr. André Lukoki, (father of Sr. Solange Lukoki, SNDdeN), who managed a nearby center for persons with physical handicaps. Mr Lukoki realized that he needed the support and backing of a larger organization, such as a religious congregation whose charism included promoting God’s goodness by reaching out to people living in poverty. The leadership in the Congo-Kinshasa Province accepted the challenge to take on responsibility for a center for the handicapped. For greater oversight, they decided to regroup the young people from Mr. Lukoki’s site to the SNDdeN property in Kisantu. The Sisters named the new center for a former Superior General of the SNDdeN, Sr. Mary Linscott, a woman who loved people living in poverty, and who had a “heart wide as the world.”

Here, the Sisters organizedlessons providing the young men and women with possibilities enabling them to take greater responsibility for their own lives. To provide a more rounded formation adapted to the level of the students, the Sisters, aided by lay teachers, taught the students reading, spelling, (Kikongo and French), arithmetic, religion and music as well as practical training in dress making. They renovated available buildings in the convent compound as classrooms for the handicapped.

Moving from one place to another around the property, however, was difficult for the handicapped. Handpowered three-wheel chairs were purchased to help them get to classes. They appreciated this Notre Dame education, which helped them to take charge of their own lives.

A New Moment
After some time, the Centre found itself called to a new moment in ministry. As local people in the area took greater responsibility for handicapped persons, they requested that the Centre Mary Linscott (CML) be transformed as a place for women, a social center for the promotion of girls and young mothers who did not have the financial resources needed to finish their formal education and were in need of means of earning a living. The Sisters staffing the CML organized a three-year formation program with literacy (reading & writing) dress-making, homemaking/ household practice and courses in religion. In collaboration with the local Ministry of Social Affairs, the Sisters organize at the end of each year a jury to test the level of each candidate. Those who successfully complete the three year cycle receive a certificate and a sewing machine, provided by World Vision. This certificate enables them to find employment in workshops and elsewhere.

The Centre now has two classrooms. The Sisters are struggling to construct a third classroom, but the contribution of parents is minimal. The annual fee for each student is 50,000 Congo francs or $35.00. These funds are used to maintain the sewing machines and to pay the teachers. Young women come in crowds at the beginning of the year, but disappear afterwards for lack of money to buy material for dressmaking during the course of the year. The Centre is unable to meet the needs of all. These young people are often victims of every type of manipulation. Actual fees are insufficient even to provide a meal during the day. The Ministry of Social Affairs does not give finances to the Centre.

The SNDdeN Congregation does give to the Centre some support funding which is used for purchasing sewing machines, supplies and contributing to the salaries of a few teachers. Sr. Julie Santu, SNDdeN is responsible for the Centre and works with five lay women who take work with these young unemployed girls and mothers. From Monday to Friday, courses begin at 8 :00 a.m. and end at 12 :30 p.m. The learners spend one day per week in manual labor which is called “the work of goodness.” The parents and families are happy with this environment for their daughters. This year, we have found jobs for six young women at a local market. Some unemployed men, also living in poverty, have asked to be part of this formation.

Collaboration with persons living with handicaps is still a focus at the Centre. Mr. Alexis, a person with a handicap, works in the clothing workshop of our school. He makes all the blouses worn by our students at the Lycée Notre-Dame de Kisantu. The Sisters continue a journey of fidelity by helping unemployed women and girls, and in supporting persons with handicaps, in a ministry which is certainly the work of St. Julie in the Congo.

Escalier vers l’espoir et l’opportunité

anglais

Par Rebecca Twitchell

À Lawrence, MA, de grandes choses se produisent et tout cela avec la grâce de notre Bon Dieu. En ville, un imposant bâtiment en brique invite les étudiants à monter l’escalier portant le nom: Notre Dame Cristo Rey (NDCR). Fondé et transformé par les Sœurs de Notre Dame de Namur (SNDdeN), cet escalier soulève chaque jour des centaines d’étudiant(e)s de lycée dans une «éducation pour la vie». Chaque soir, les étudiant(e)s trouvent un espace dans les escaliers pour le répit, alors qu’ils (elles) attendent de rentrer à la maison et qu’ils (elles) discutent des expériences de leur journée de travail dans leur Programme d’études et de travail en entreprise (CWSP). Depuis près de 15 ans, 660 diplômés ont descendu cet escalier avec des pieds excités, chuchotant «au revoir» pour la dernière fois car ils sont maintenant préparés pour les études supérieures. Ces étudiant(e)s, confronté(e)s à des défis économiques à la maison, savoir que s’offrir une éducation catholique, préparatoire aux études supérieures n’est possible qu’à l’entrée de cette école.

La communauté NDCR montre le plan incroyable de Dieu pour chaque personne. Des individus stupéfiants, près de 1000 esprits et cœurs, au fil des ans, ont été responsables d’enseigner, de guider et d’aimer les étudiant(e)s. De l’arrivée à l’obtention de leur diplôme, les enseignants les aident à atteindre leur plein potentiel. Des directrices bien-aimées, comme Peg Downing, récemment décédée, donnent une direction à chaque élève. Les enseignants offrent le meilleur dans leur domaine d’études. Des gardiens engagés entretiennent le bâtiment et le terrain dans un bel environnement d’apprentissage. Le dévouement des SNDdeN, des professeurs, du personnel, des partenaires du CWSP et des donateurs a renforcé aujourd’hui le NDCR dans un épanouissement extraordinaire des étudiant(e)s, avec beaucoup d’espoir pour l’avenir.

Une communauté passionnée a de nombreuses réussites:

Gina, diplômée du Holy Cross College, sert en République dominicaine, dans un projet de rêve de l’Université de Princeton;
Emilio, autrefois sans abri, après des études à l’Université de Georgetown, travaille à Instagram;
Nelly, qui termine une bourse de quatre ans, fait maintenant des études de médecine à l’Université de Boston;
Narline, fraîchement diplômée, est maintenant avocate associée dans un cabinet juridique à Lawrence.

Ces étudiants font partie de 660 ancien(ne)s élèves; 62% ont obtenu leur diplôme de haute école par rapport à une moyenne nationale de seulement 9% dans leur même groupe démographique (hispaniques/ latinos). Les étudiant(e)s réussissent et prouvent la priorité du NDCR pour leur vie future.

« Travailler pour notre avenir », le thème choisi par les 275 étudian(e)ts du NDCR actuellement inscrits, dynamise les élèves, si différents des autres écoles à Lawrence. Notre école n’offre pas de programmes compétitifs ni de nombreux sports, recherchés par les jeunes adultes. Cependant, nos étudiant(e)s savent que le CWSP leur permet de gagner 60% de leurs frais de scolarité. Ils se rendent compte que l’espace à l’école limite de nombreux programmes, mais «étant différent» des écoles secondaires typiques, les élèves manifestent quotidiennement leur gratitude pour ce qu’ils ont. Ils répondent avec amour: “Nous sommes une famille au NDCR.” Sept valeurs fondamentales dominent un environnement académique rigoureux et des performances en milieu de travail: unité, bonté de Dieu, éducation pour la vie, intégrité, respect, communauté et famille. Les élèves prospèrent en étant unis à leur camarades de classe. Les clubs et les équipes sportives incluent des étudiant(e)s de tous les niveaux afin que l’école puisse soutenir financièrement et utiliser de manière créative l’espace limité sur le terrain. Les étudiant(e)s de tous âges ont un grand respect l’un(e) pour l’autre. Ils (elles) s’écoutent mutuellement, travaillent ensemble pour planifier en équipe et s’admirent les un(e)s les autres. Aucun autre corps étudiant ne ressemble à cette unité.

Les étudiantes aiment leur présidente compatissante de NDCR, Sr. Maryalice Gilfeather, SNDdeN.

Les Sœurs qui ont ouvert les portes du NDCR en 2004 n’avaient aucune idée d’où cette nouvelle entreprise les mènerait. Leur engagement envers la conviction de Ste Julie que «l’éducation est la plus grande œuvre sur terre» est plus qu’évident dans les couloirs. Avecce leadership SNDdeN, les familles savent que leurs enfants sont dans des mains aimantes et déjà sur la route du succès. Les parents ont une assurance que ces adolescent(e)s, se préparant aux études supérieures, ont finalement la possibilité de sortir d’un cycle de pauvreté. Les étudiant(e)s se tiennent sous la bannière Notre Dame Cristo Rey. Ils se sentent chez eux et cependant ils poursuivent un voyage éducationnel menant à l’espoir et à l’opportunité pour la vie.

Stairway to Hope and Opportunity

French

By Rebecca Twitchell

In Lawrence, MA, big things happen and all with the grace of our Good God. In the city, an imposing brick building invites students up the stairway bearing the name: Notre Dame Cristo Rey (NDCR). Founded and transformed by the Sisters of Notre Dame de Namur (SNDdeN), this stairway raises up each day hundreds of high school students into an “education for life.” Every evening, the students find a space on the stairs for respite, as they wait for rides home and discuss workday experiences in their Corporate Work Study Program (CWSP). For almost 15 years, 660 graduates have flown with excited feet down this stairway, whispering “goodbye” for the last time as they are now prepared for college. These students, facing economic challenges at home, know that affording a Catholic, college preparatory education is only possible, at this school entrance.

The NDCR community shows God’s incredible plan for each person. Amazing individuals, almost 1,000 minds and hearts, over the years, have been responsible for teaching, guiding and loving the students. From arrival to their graduation, teachers help them to attain their fullest potential. Beloved principals, like Peg Downing, recently deceased, give direction to each student. Teachers offer the best in their field of studies. Committed custodians maintain the building and grounds in a beautiful environment for learning. The dedication of SNDdeN, faculty, staff, CWSP partners, and donors has strengthened NDCR today in an extraordinary fulfilment of students, with much hope for the future.

A passionate community has many success stories:

Gina, Holy Cross College graduate serves in the Dominican Republic, in Princeton University’s dream project;
Emilio, once homeless, after studies at Georgetown University works at Instagram;
Nelly, completing a four-year scholarship, now getting an MEd at Boston University;
Narline, finishing degrees, now is an Associate Attorney in a Lawrence Law Office

These students belong to 660 alumnae/alumni; 62% have graduated from college compared to a national average of only 9% within their same demographic (Hispanic/Latino). Students succeed and prove the NDCR priority for their future life.

“Working for Our Future,” the theme chosen by the 275 NDCR students currently enrolled, energizes the students, so different from other schools in Lawrence. Our school does not offer competitive programs and many sports, sought by young adults. However, our students know that CWSP allows them to earn 60% of their tuition. They realize that space at the school limits many programs, but “being different” from typical high schools, students demonstrate daily their gratitude for what they have. They answer in love: “We are a family at NDCR.” Seven core values dominate a rigorous academic environment and workplace performance: Unity, Goodness of God, Education for Life, Integrity, Respect, Community and Family. Students thrive in being in united with their classmates. Clubs and sports teams include students at all grade levels so that the school can support financially and use creatively the limited space on the grounds. Students of all ages have a great respect for one another. They listen to each other’s ideas, work together to plan as a team and admire each other. No other student body resembles this unity.

Students love their caring President of NDCR, Sr. Maryalyce Gilfeather, SNDdeN.

The Sisters who opened the doors of NDCR in 2004 had no idea where this new endeavor would take them. Their commitment to St. Julie’s belief that “education is the greatest work on earth” is more than evident in the hallways. With this SNDdeN leadership, families know that their children are in loving hands and are already on the road to success. Parents have an assurance that these teenagers, becoming college ready, have ultimately an opportunity to move out of a cycle of poverty. Students stand under the Notre Dame Cristo Rey banner. They are home and yet continuing an educational journey leading to hope and opportunity for life.

SNDdeN Provide Health Care: Tambogrande, Peru

French

CARING FOR OUR COMMON HOME: a formation program for rural catechists in the Tambogrande for protection of the environment. One group of catechists reduces the use of plastics by drinking water from re-usable glasses. Sr. Juana (center) dreams of involving more villages.

By Sisters Juana Rivera Jara, Consuelo Zapata and Miriam Montero Bereche, SNDdeN

Two communities of Sisters of Notre Dame de Namur (SNDdeN) live
and minister in the area around Tambogrande, Peru. When the El Niño rains hit the Pacific coast of Peru in 2017, the flooding and damage were severe. The rains devastated whole villages of houses, schools, and health centers; destroyed roads, bridges and vast areas of crops. During the heavy flooding, the Sisters rallied to help people suffering from the disasters to their homes and property. Everywhere, destruction and disease pervaded an area where many people were already vulnerable! Three sisters living in Tambogrande are all involved in healthcare in some way: two nurses, Sisters Juana Rivera, LPN, and Consuelo Zapata, RN, and a psychologist/therapist, Sr. Miriam Montero Bereche. They reach out to the parish also in teaching catechetics.

Sr. Juana witnesses daily the pain of those who are ill.

Sr. Juana has worked in the town’s health center for nearly 20 years. Living in poverty and at great distances from medical centers, people face illnesses and injury, and often do not have the resources they need. During the annual rains, deadly diseases pervade the area, especially dengue hemorrhagic fever, viral diseases from mosquitoes, and the threat of cholera. “Every year there are many deaths,” Sr. Juana says sadly. “I care for people with these illnesses who are mostly those living in poverty.”

Sr. Juana comes from the village of Miraflores, high in the hills bordering the town of Tambogrande. “I was born in the rural area, I grew up in the campo,” she tells us. “I appreciate and enjoy the countryside and nature and all its beauty.” Some moments do sadden her: people suffering from rural flooding, swollen rivers and creeks, villages cut off by destroyed roads and bridges, mudslides; crops are completely lost and domestic animals carried away into the rivers.” Sr. Juana understands the challenges. The people who come to the Tambogrande health center live in poverty. They come great distances, from rural communities. To reach the health center, they face major obstacles for travel. Small health clinics in rural communities get completely washed away and force the people to make the long trek into Tambogrande. Sr. Juana understands the hurdles and frustrations experienced by the people as they travel through raging waters and thick mud.

Srs. Juana and Consuelo teach the Sacraments in the parish!

Challenges for Care

Once arrived, the people need to pay for basic supplies, such as needles, IV equipment, bandages, medicines. Many do not have health insurance or any money. With the bean fields washed away by the floods, the livestock drowned, these desperate people search for medical help for loved ones. Our health center, still standing, is desperately underequipped and short-staffed. We do not have enough beds, mosquito nets or other essential equipment. When the emergency room overflows with patients, the medical staff attends to them on stretchers and benches in the hallways. For doctors and nurses, the situation can be extremely difficult, with long hours and a shortage of medical personnel. The conditions are not safe for the healthcare workers either, often afraid of contracting these same illnesses.

Sr. Juana also has responsibility for the rural catechesis programs of St. Andrew’s Parish, which provides education for Baptisms, First Communions and Matrimony. Sr. Juana uses every opportunity to educate about caring for the environment. Recently, her group of catechists from 80 villages pledged to reduce the use of plastics, using reusable glasses for drinks.

Sister Evelyn visits an elderly blind neighbor, caring for her 10 grandchildren while their children’s mother sells bananas in the local market. Sr. Evelyn delivers much-needed groceries and medications.

Community of Sisters Assists: Fifty Years in Peru

Sr. Consuelo Zapata is a registered nurse who recently completed her nursing education. Like all health professionals in Peru, Sr. Consuelo is required to offer a year of professional services in a medically-underserved area, such as in the mountains, or in the jungles on the other side of the mountains. While she is awaiting the start of her year of service, Sr. Consuelo is helping out in the health center where Sr. Juana works. The staff and patients greatly appreciate Sr. Consuelo’s presence and professional skill. She is also a coordinator of the town’s Confirmation program. Last year, nearly 500 teenagers were confirmed!

Another Sister in the Tambogrande community is Sr. Miriam Montero Bereche, a psychologist and therapist. In addition to individual and family therapy, Sr. Miriam offers post-traumatic stress counselling, workshops in schools, to parish groups, and for parents of specialneeds children. She has a program in the rural areas; she accompanies families of mentally ill individuals, assisting them to obtain professional help and medications needed. With Sr. Evelyn Fitzke (dividing her time between Tambogrande and Lima), through the St. Julie Senior Adult Program and Notre Dame Mental Health Program, Sr. Miriam is able to provide much-needed medications and groceries to the elderly and the mentally ill.

Sr. Miriam visits the elderly in their homes in the villages around Tambogrande to offer her skills as a psychologist. Her listening and caring attitude are greatly appreciated!

Fiftieth Anniversary in Peru

In 2020 year, the Sisters of Notre Dame de Namur will celebrate fifty years of presence in Peru (1970-2020.) Through their involvement in the local parish, formal education such as the Fe y Alegría schools, and healthcare, and with the generosity of so many donors, the Sisters feel blessed to be able to respond to the needs of the Peruvian people over these many years. God is indeed so very good!

Les SNDdeN fournissent des soins de santé: Tambogrande, Pérou

anglais

PRENDRE SOIN DE NOTRE MAISON COMMUNE: un programme de formation pour les catéchistes ruraux de Tambogrande pour la protection de l’environnement. Un groupe de catéchistes réduit l’utilisation des plastiques en buvant l’eau dans des verres réutilisables. Sr Juana (centre) rêve d’impliquer plus de villages.

Par Sœurs Juana Rivera Jara, Consuelo Zapata et Miriam Montero Bereche, SNDdeN

Deux communautés de Sœurs de Notre Dame de Namur (SNDdeN) vivent et servent dans la région de Tambogrande, au Pérou. Quand les pluies de l’El Niño ont frappé la côte Pacifique du Pérou en 2017, les inondations et les dégâts étaient importants. Les pluies ont dévasté des villages entiers de maisons, écoles et centres de santé; détruit des routes, des ponts et de vastes zones de cultures. Pendant les fortes inondations, les sœurs se sont mobilisées pour aider les personnes qui souffraient à cause des désastres causés à leurs maisons et leurs biens. Partout, destruction et maladie ont envahi une zone où de nombreuses personnes étaient déjà vulnérables! Trois sœurs vivant à Tambogrande sont toutes impliquées d’une certaine façon dans les soins de santé : deux infirmières, Sœurs Juana Rivera et Consuelo Zapata, et une psychologue / thérapeute, Sr. Miriam Montero Bereche. Elles touchent aussi la paroisse par l’enseignement de la catéchèse.

Sœur Juana est quotidiennement témoin de la douleur de ceux qui sont malades.

Sr Juana travaille dans le centre de santé de la ville depuis près de 20 ans. Vivant dans la pauvreté et à de grandes distances des centres médicaux, les gens font face à des maladies et des blessures, et souvent ils n’ont pas les ressources dont ils ont besoin. Pendant les pluies annuelles, des maladies mortelles pénètrent la région, en particulier la dengue, la fièvre hémorragique, des maladies virales dues aux moustiques et la menace du choléra. “Chaque année, il y a beaucoup de décès”, dit tristement Sr Juana. “Je prends soin des personnes atteintes de ces maladies, qui sont surtout celles qui vivent dans la pauvreté

Sr Juana vient du village de Miraflores, haut dans les collines bordant la ville de Tambogrande. «Je suis née en milieu rural, j’ai grandi dans le campo », nous dit-elle. ”J’apprécie la campagne et la nature et toute sa beauté et j’en jouis.” Certains moments l’affligent: les personnes qui souffrent d’inondations rurales, rivières et ruisseaux gonflés, villages coupés par des destructions de routes et de ponts, glissements de terrain; des cultures sont complètement perdues et des animaux domestiques sont emportés dans les rivières. Sr Juana comprend les défis. Les personnes qui viennent au centre de santé de Tambogrande vivent dans la pauvreté. Elles viennent des communautés rurales et parcourent de grandes distances. Pour atteindre le centre de santé, elles sont confrontées à des obstacles majeurs pour le voyage. De petites cliniques de santé dans les communautés rurales sont complètement emportées et obligent les gens à faire le long périple vers Tambogrande. Sr Juana comprend les obstacles et les frustrations vécues par les gens qui voyagent à travers eaux déchaînées et boue épaisse.

Srs. Juana et Consuelo enseignent les sacrements dans la paroisse!

Défis pour les soins

Une fois arrivés, les gens doivent payer pour les fournitures de base, telles que les aiguilles, le matériel pour les injections intraveineuses, les bandages et médicaments. Beaucoup n’ont ni assurance maladie ni argent. Avec les champs de haricots emportés par les inondations, le bétail noyé, ces personnes désespérées recherchent une aide médicale pour les proches qu’elles aiment. Notre centre de santé, toujours debout, est désespérément sous-équipé et à court de personnel. Nous n’avons pas assez de lits, de moustiquaires ou d’autre équipement essentiel. Lorsque la salle d’urgence déborde de patients, le personnel médical s’occupe d’eux sur des brancards et des bancs dans les couloirs. Pour les médecins et les infirmières, la situation peut être extrêmement difficile, avec de longues heures et une pénurie de personnel. Les conditions ne sont pas sûres non plus pour les travailleurs de la santé, qui ont souvent peur de contracter ces mêmes maladies.

Sr Juana est également responsable des programmes de catéchèse rurale de la paroisse St. Andrew, qui dispense des cours pour les baptêmes, premières communions et mariage. Sr Juana saisit chaque opportunité pour éduquer sur le respect de l’environnement. Récemment, son groupe de catéchistes de 80 villages s’est engagé à réduire l’utilisation des plastiques, en utilisant des verres réutilisables pour les boissons.

Sr. Evelyn visite une voisine âgée aveugle, qui prend soin de ses 10 petits-enfants pendant que leur maman vend des bananes au marché local. Sr. Evelyn donne des articles d’épicerie et des médicaments bien nécessaires.

La communauté des sœurs aide: Cinquante ans au Pérou

Sr. Consuelo Zapata est une infirmière qui a terminé sa formation récemment. Comme tous les professionnels de santé au Pérou, Sr. Consuelo doit offrir une année de services professionnels dans une zone médicalement mal desservie, comme dans les montagnes, ou dans les jungles de l’autre côté des montagnes. Pendant qu’elle attend le début de son année de service, Sr. Consuelo aide dans le centre de santé où Sr Juana travaille. Le personnel et les patients apprécient grandement la présence et la compétence professionnelle de Sr. Consuelo. Elle est également coordinatrice du programme de confirmation de la ville. L’année dernière, près de 500 adolescents ont été confirmés!

Une autre sœur dans la communauté de Tambogrande est Sr. Miriam Montero Bereche, psychologue et thérapeute. Outre les prestations individuelles et la thérapie familiale, Sr. Miriam offre des consultations sur le stress post-traumatique, des ateliers dans les écoles, pour des groupes paroissiaux, et pour les parents d’enfants aux besoins spéciaux. Elle a un programme dans les zones rurales; elle accompagne les familles de malades mentaux, les aidant à obtenir une aide professionnelle et les médicaments nécessaires. Avec Sr. Evelyn Fitzke (qui partage son temps entre Tambogrande et Lima), par le biais du Programme Ste Julie pour les aînés et du Programme Notre-Dame de santé mentale, Sr. Miriam est en mesure de fournir des médicaments et produits d’épicerie bien nécessaires aux personnes âgées et aux malades mentaux.

Sr. Miriam visite les personnes âgées dans leurs maisons dans les villages autour de Tambogrande pour offrir ses talents de psychologue. Son attitude d’écoute compatissante est fortement appréciée !

Cinquantième anniversaire au Pérou

En 2020, les Sœurs de Notre Dame de Namur fêteront cinquante années de présence au Pérou (1970-2020). Grâce à leur implication dans la paroisse locale, l’éducation formelle comme les écoles Fe y Alegría, et les soins de santé, et avec la générosité de tant de donateurs, les Sœurs se sentent bénies d’avoir pu répondre aux besoins du peuple péruvien au cours de ces nombreuses années. Dieu est vraiment très bon!

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