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ATTEINDRE LES FRONTIÈRES POUR DES FEMMES ET DES ENFANTS RÉFUGIÉS

par Sœurs Denise Curry, Thérèse (Tracy) Aneth, Mary Alice McCabe, SNDdeN

“Malgré les problèmes, les risques et les difficultés … un grand nombre de migrants et de réfugiés continuent d’être inspirés par la confiance et l’espoir; dans leur cœur, ils aspirent à un avenir meilleur, non seulement pour eux-mêmes mais pour leurs familles … ” (Pape François, Lampedusa, 8 juillet 2013)

Depuis plus de 200 ans en tant que congrégation, nous, sœurs de Notre Dame de Namur, avons été et sommes une forte présence au service des immigrants et des réfugiés du monde entier. Aux États-Unis, avec une persécution croissante des immigrants vivant dans ce pays et le refus d’entrée aux demandeurs d’asile, nos sœurs cherchent de nouveaux moyens d’aider les immigrants et les réfugiés qui souffrent de politiques inhumaines américaines d’immigration. Le Projet bénévole CARA Pro Bono, établi par le réseau catholique d’immigration légale (CLINIC) avec trois autres organisations de défense des droits des immigrants, offre une nouvelle opportunité de servir les immigrants.

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Les sœurs Denise Curry, Mary Alice McCabe et Tracy Dill, SNdeN, discutent des plans pour que davantage de sœurs assistent les réfugiés dans le centre de détention.

En 2017, trois d’entre nous, Sœurs Denise Curry, Mary Alice McCabe et Therese (Tracy) Dill ont passé une semaine en tant que volontaires du CARA à Dilley, au Texas, dans un «centre résidentiel familial» sous l’égide de ICE : US Immigration and Customs Enforcement (département de la sécurité des Etats-Unis). Cet établissement privé abrite 2 400 femmes et enfants réfugiés. C’est un centre de détention, rempli à pleine capacité avec des mères et leurs enfants, qui fuient la persécution au Salvador, au Honduras et au Guatemala. Ces mères font ce vol dangereux vers la frontière américaine dans une tentative désespérée de protéger leurs enfants de la violence et même de la mort. En fait, ces femmes et ces enfants innocents qui entrent aux États-Unis se retrouvent dans une prison qui les traite comme des criminels et des terroristes.

Service bénévole

Le projet CARA offre une aide juridique sensible et compatissante à ces familles. Les mères hispanophones se préparent à des entretiens avec des agents d’asile de l’ICE dans lesquels elles racontent leurs histoires pénibles de persécution à la suite de violences domestiques ou de la part de gangsters. En tant que bénévoles, nous avons trouvé plusieurs façons d’aider le centre. En tant qu’interprètes en espagnol, nous avons donné des conférences pour aider les femmes à comprendre les étapes et à se sentir détendues et en sécurité dans ce processus d’asile. Nous avons rencontré chaque femme individuellement, nous avons écouté son histoire et l’avons aidée à préparer son entrevue avec un agent d’asile de l’ICE. Nous avons aussi aidé pour le travail de bureau qui doit être fait pour que les avocats et les juristes de CARA puissent offrir des services juridiques aux femmes.

We-are-HumanPour servir le nombre croissant de demandeuses d’asile à Dilley, le projet a besoin de davantage de bénévoles : avocats, juristes et interprètes. Les bénévoles rencontrent des centaines de mères et d’enfants, maigres, épuisés et effrayés, qui ont marché et se sont cachés pendant des semaines. Les femmes et les enfants restent en détention à Dilley jusqu’à ce qu’ICE détermine leur sort. Lors de l’interview, l’agent d’asile de l’ICE écoute l’expérience de la femme et décide si, oui ou non,  la persécution dans son pays d’origine est suffisamment « crédible » selon la loi américaine sur l’immigration pour lui permettre de demander l’asile et de rester aux Etats-Unis. La femme doit raconter son histoire d’avoir été terrorisée et traumatisée, d’une manière convaincante. Elle doit montrer qu’elle a fui pour sa vie et que le retour dans son pays signifierait la mort. Les récits sont très troublants: les gangs tuent des membres de leur famille, kidnappent des enfants, forcent des hommes et des adolescents à devenir « membres » de gangs, extorquent des mensualités aussi bien à des pauvres qu’à des personnes aisées, se livrent à des violences et des viols sur les jeunes filles. Dans les cas de violence familiale, les femmes sont battues, traitées comme des marchandises, détenues en captivité et reçoivent des menaces de mort.

HISTOIRES EN AMÉRIQUE CENTRALE

Au Salvador: On frappe à la porte de Marta. Un membre de gang demande: «Nous avons besoin de votre fille pour vendre de la drogue pour nous. Vous avez une journée pour décider » Marta sait que des semaines auparavant, le fils d’un voisin qui refusait une demande similaire est mort. Le frère de Marta, qui a également refusé le recrutement, a été tué il y a deux ans par le même gang. Aussi Marta et sa fille de 13 ans font rapidement leurs paquets et fuient, avant le lever du soleil, vers la frontière américano-mexicaine dans un espoir désespéré de plaider pour l’asile aux Etats-Unis.

Au Guatemala: Brenda entend que des hommes étranges dans une voiture noire kidnappent des petites filles à la porte de l’école locale dans la région reculée du Guatemala où elle vit. Les mères sont frénétiques et la police ne fait rien pour aider. Brenda, une mère célibataire, décide qu’elle n’a d’autre choix que de s’enfuir avec sa petite fille. Elle fait face à la fuite dangereuse vers la frontière américano-mexicaine et demande l’asile.

Au Honduras: Manuel, un jeune de 15 ans, est recruté de force dans un gang mais parvient à s’échapper quelques semaines plus tard et à se cacher. Le gang menace de tuer sa mère, Carla, si elle ne révèle pas où il se trouve. La famille de Carla lui dit de fuir pour sa vie. En quelques jours, elle est en route vers le nord, vers la frontière, avec Manuel, quand ils entendent l’horrible nouvelle que sa maison a été incendiée.

L’avenir des femmes et des enfants

Une évaluation positive de la part de l’agent d’asile est nécessaire pour qu’une mère et ses enfants soient libérés de leur détention et envoyés à leur destination aux États-Unis.

Une évaluation négative enverra la mère et les enfants dans le cycle de déportation, ce qui signifie, dans la plupart des cas, une «condamnation à mort». Les avocats de CARA font toujours appel dans le cas d’évaluations négatives et font tout pour donner à ces femmes et enfants une chance de vivre une nouvelle vie.

Une semaine avec ces femmes et ces enfants est une expérience qui secoue le cœur et l’âme d’une manière unique. Nous rencontrons des femmes courageuses des deux cultures: des femmes d’Amérique centrale luttant contre toute attente pour protéger leurs familles, et des femmes nord-américaines, des bénévoles, des avocats pro bono et nos propres sœurs engagées dans la justice sociale et les droits fondamentaux pour les familles immigrantes. En ce moment, d’autres Sœurs de Notre Dame de Namur se préparent pour le service bénévole dans ce centre de détention au Texas durant l’année 2018 en cours.

STUDY: International Sisters in United States

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Sr. Mary Johnson, SNDdeN

For three years, beginning in 2014, Trinity Washington University (Trinity) in Washington D.C and the Center for Applied Research in the Apostolate (CARA) at Georgetown University collaborated in a Study of International Sisters in the United States. Sr. Mary Johnson, SNDdeN, Professor of Sociology and Religious Studies at Trinity, with her colleagues in this study, Dr. Mary L. Gautier, Sr. Patricia Wittberg, SC, Sr. Thu T. Do, LHC acknowledge with gratitude the support of GHR Foundation for this project.

By Sister Mary Johnson, SNDdeN

In this study, we define an international Sister as “a woman religious who was born outside the United States and is now living in the United States, in ministry, or study or residence.”

At a time of great trial for immigrants to this country, we conducted the first-ever national survey of Sisters who were born outside the United States. We used multiple methods to find as many Sisters as possible by contacting the leaders of every apostolic, monastic, and contemplative institute of women in the United States, along with the vicar of religious of every diocese. (Only 18 dioceses reported no international Sisters.) Through these methods and using various other contacts with Sisters and groups, we identified and surveyed in this country over 4,000 international Sisters from 83 countries and 6 continents. Several Sisters of Notre Dame de Namur are included. The survey was translated into English, French, Spanish and Vietnamese. We had help with the other languages. In addition, we conducted 26 focus and individual interviews across the county.

Here are just a few demographic findings from the survey:

Continent of Origin of the Sisters (with largest sending continent first)

• Asia
• Europe (older international sisters are from western Europe, younger are from eastern Europe)
• North America (Canada and Mexico)
• Central and South America
• Africa
• Oceania

Reasons for Entering the US

39% were sent by their Congregations for ministry
28% arrived as children, teens, adults, before entering religious Congregations
13% were sent by their Congregations for study
10% were sent by Congregations as part of their formation programs
6% transferred from provinces outside US to US provinces in their Congregations
2% transferred to a Congregation in the US from another Congregation outside  the US
2% came to enter religious life in US

Demographics related to age and arrival

The average age of international Sisters is 58, which is 20 years younger than the average age of US born Sisters
On average, they entered religious life at age 23, and came to the US at age 30
Forty-one percent have been in the US for 15 years or less

Ethnic/Racial Background (self-identification)

35 % Asian/Pacific Islander
33 % European/Canadian/Australian
21 % Latin American/Mexican
11 % African/Afro-Caribbean

Current Ministries

The largest percentage of international Sisters serve in parish/diocesan/ethnic group ministry, healthcare, and education.

14 % are students in college or a school of theology.
13 % serve in congregational/vocation/formation ministry. Some of these Sisters are in Congregations that have just opened a new mission in the U.S. The mission of some of these is to evangelize.
9 % serve in social services.
5 % are contemplative nuns in monasteries all over the U.S.
1 % serve in campus ministry.

Needs identified by these Sisters:

♦  Language training to attain fluency in English.
♦  Mentoring so that Sisters are accompanied as they navigate complex situations of ministry, community, Church and society.
♦  Acculturation processes for the sending and receiving groups.
♦  New initiatives on the part of US based Congregations to reach out to international Sisters in order to increase their sense of belonging and to build solidarity.

Listed above are just a few findings. Many more findings, plus analysis and recommendations, will be provided in a forthcoming book to be published next year. In the meantime, there has been keen interest in this study, especially at a gathering of leaders of national Catholic organizations in Washington, D.C. in March, 2017 and a session sponsored by the International Union of Superiors General (UISG) in Rome in May, 2017.

Also, my colleagues and I were grateful when Sr. Mary Pellegrino, CSJ, mentioned the significance of the study to the leaders assembled in Orlando, Florida in August 2017, in her Presidential Address to the Leadership Conference of Women Religious (LCWR).

It is the hope of our research team that the findings of this study will shed further light on the experiences and gifts of those who migrate to this country. We hope that it will be a useful tool for those who are interested in issues of immigration and particularily the gifts and challenges of those women religious who were born outside this country and who minister in the United States.


 

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