UNE SAINTE POUR NOTRE TEMPS

anglais

GW-photo-4a - CopyLa vision de Compiègne, une mosaïque créée par Sr. Vincent de Paul Curran, avec l’assistance d’autres SNDdeN, à Ipswich, MA, USA.

Par Sr. Anne Stevenson, SNDdeN

Pendant des années, les Sœurs de Notre-Dame de Namur (SNDdeN) et le personnel de nos écoles et institutions ont prié pour que la Bienheureuse Julie, béatifiée le 13 mai 1906 par le pape Pie X, soit canonisée! Beaucoup d’ami.e.s et de collaborateurs/collaboratrices se souviennent de ces années d’attente pour que Ste Julie Billiart (1751-1816) soit reconnue comme une sainte par l’Église! Enfin, le 22 juin 1969, l’Église a reconnu la sainteté de Julie Billiart, notre fondatrice, dans la célébration de sa canonisation au Vatican à Rome. Le Pape Paul VI a déclaré au monde entier la sainteté de vie de Julie et son héritage de faire connaître la bonté de Dieu, à travers sa congrégation religieuse apostolique et tous les groupes qui la revendiquent en tant que fondatrice. Aujourd’hui, les sœurs, les Associé.e.s, les Volontaires de la Mission, célèbrent 50 ans de sainteté de Julie, avec nos collègues et partenaires dans nos écoles, hautes écoles, universités, hôpitaux, cliniques, centres, paroisses et organismes sociaux.

La sainteté, décrite par le pape Paul VI lors de la canonisation, est le “drame d’amour entre Dieu et l’âme humaine… un aperçu de la merveilleuse action de Dieu dans une vie humaine privilégiée.” Marie-Rose-Julie Billiart entendit les murmures de Dieu en elle et dans les signes de son temps, dans son pays dévasté par la guerre, la violence et l’ignorance.

Au lendemain de la Révolution française, à Cuvilly, un petit village au nord de Paris, Julie entend l’appel de Dieu dans

  • les cris de l’Eglise, séparée par des divisions et une lutte interne,
  • les gémissements de personnes vivant en pauvreté: affamées, sans abri et dévastées par la guerre et les bouleversements politiques,
  • les sanglots d’une société en crise, avec de nombreux réfugiés et orphelins,
  • la plaidoirie des femmes et des enfants, privés de moyens appropriés pour la vie humaine et la dignité.

Congrégation “marquée par la Croix”

Un Dieu aimant et fidèle a conduit Julie à travers 23 années de paralysie physique et de souffrances psychologiques. Sur son lit de malade, sa vie de prière s’approfondit; sa sensibilité d’esprit l’harmonisait avec la voix intérieure de Dieu. À peine capable de parler ou de se déplacer, Julie a eu une vision de femmes autour d’une croix et a entendu Jésus lui dire: «Ce sont les filles que je vous donnerai dans un institut qui sera marqué par ma croix.” Cette vision de Compiègne a guidé Julie dans la fondation de sa congrégation religieuse en 1804, avec Françoise Blin de Bourdon, et dans l’acceptation de membres.

Plus tard dans une autre vision le 2 février 1806, Julie fut élevée du sol devant ses sœurs et fit l’expérience d’une lumière de révélation, un appel à servir à travers le monde. Julie a attiré beaucoup de jeunes femmes à la suivre dans un ministère d’éducation, en particulier pour les orphelines et celles qui vivent en pauvreté.

Nous reconnaissons Ste Julie comme une sainte pour notre époque! Son impact et son Influence traversent les océans et les continents dans une mission mondiale aujourd’hui!

Depuis 215 ans, nos sœurs sur cinq continents sont chez elles parmi des gens de nombreuses cultures, en partageant leurs dons, ce qu’elles ont appris et leur expérience à travers une variété de ministères, avec un accent particulier sur l’éducation. Sainte Julie était une femme de l’époque moderne qui a pris courage par l’action. En ouvrant des écoles pour éduquer les enfants pour la vie, elle a fait face aux inégalités de son temps, surtout pour les jeunes filles et « les personnes appauvries dans un monde marqué par des divisions et des inégalités croissantes» (APPELS: Chapitre général 2014, p. 5).

Elle voyait l’éducation pour tout le monde comme un droit humain fondamental et l’enseignement comme “la plus grande œuvre sur la terre.”

Elle apportait la joie et l’espoir dans la bonté de Dieu à une génération déprimée et défavorisée en éduquant des enfants vulnérables qui criaient pour la survie en France et en Belgique. Elle a démontré la puissance et la présence d’un Dieu aimant et attentionné dans sa personne et chez les femmes qui la suivaient. Julie envoyait ses sœurs pour tendre la main aux gens «dans les lieux les plus abandonnés”, pour leur donner des outils pour la vie, pour démanteler les systèmes injustes et pour alléger la pauvreté par l’éducation. Nous célébrons la longue file des Sœurs de Notre-Dame de Namur.

50e anniversaire

Le 50e anniversaire de la canonisation de sainte Julie nous appelle à célébrer nos origines et notre vie en mission. Il nous appelle à reconnaître le don extraordinaire de Julie à l’Église et à notre monde. Elle est VIVANTE aujourd’hui! Cet anniversaire célèbre la bonté de Dieu dans nos vies et dans ceux qui nous accompagnent le long du chemin.

Il nous met au défi d’inviter plus de femmes à un engagement de vie dans notre communauté religieuse comme SNDdeN: femmes avec le même courage et la même confiance que les femmes belges qui ont quitté foyer et pays pour apporter l’Evangile à différentes parties de notre monde. En cette ère de crise mondiale, cet anniversaire nous convoque à étendre la vie intérieure et la spiritualité de Julie à un nombre croissant d’Associé.e.s, Volontaires de la Mission, collègues et partenaires de Notre-Dame de Namur. Dans sa mission, Sainte Julie nous entraîne, en nous montrant que l’éducation est notre plus fort outil pour surmonter ces forces

Cette sainte pour notre temps nous interpelle aujourd’hui, pour une autre génération en crise mondiale: faire connaître la bonté de Dieu et apporter courage, espoir et guérison.

A Saint for Our Times!

French

GW-photo-4a - CopyThe Vision of Compiègne, a painting by Sr. Janet Mullen, SNDdeN, in Ipswich, MA USA.

By Sr. Anne Stevenson, SNDdeN

For years, Sisters of Notre Dame de Namur (SNDdeN) and personnel in our schools and institutions prayed that Blessed Julie, beatified on May 13, 1906 by Pope Pius X, would be canonized! Many friends and collaborators remember those years of waiting for St. Julie Billiart (1751-1816) to be recognized by the Church as a Saint! At last on June 22, 1969, the Church recognized the Sainthood of Julie Billiart, our Foundress, in the celebration of her Canonization at the Vatican in Rome. Pope Paul VI declared to all the world Julie’s holiness of life and her legacy of making known God’s goodness, through her apostolic
religious Congregation and all groups who claim her as Foundress. Today, Sisters, Associates, Mission, Volunteers, celebrate Julie’s 50 Years of Sainthood, with our co-workers and partners in our schools, colleges, universities, hospitals, clinics, centers, parishes and social agencies.

Saintliness, described by Pope Paul VI at the Canonization, is the “drama of love between God and the human soul…a glimpse of the marvelous action of God in a privileged human life.” Marie-Rose-Julie Billiart heard the whisperings of God within her, and in the signs of her times, in her country devastated by war, violence and ignorance.

In the aftermath of the French Revolution, in Cuvilly, a small village north of Paris, Julie heard God’s call in the:

  • cries of the Church, separated by divisions and internal struggle,
  • groans of people living in poverty: hungry, homeless and devastated by war and political upheavals,
  • sobs of a society in crisis, with multiple refugees and orphans,
  • pleading of women and children, deprived of appropriate means for human life and dignity.

Congregation “Marked by the Cross”

A loving and faithful God carried Julie through 23 years of physical paralysis and psychological sufferings. On her sickbed, her prayer life deepened; her sensitivity of spirit attuned her to the inner voice of God. Scarcely able to talk or move about, Julie saw a vision of women around a cross and heard Jesus words to her: “These are the daughters that I will give you in an Institute, which will be marked by my cross.”

This vision at Compiègne guided Julie in founding her religious Congregation in 1804,
with Françoise Blin de Bourdon, and in accepting members. Later in another vision on February 2, 1806, Julie was raised from the floor before her Sisters and experienced a Light of Revelation, a call to serve throughout the world. Julie attracted many young women to follow her in a ministry of education, especially for orphans and those living in poverty.

We recognize St. Julie as a Saint for our times! Her impact and influence crosses oceans and continents in a Global Mission today!

For 215 years, our Sisters on five continents have been at home among people of many cultures and sharing their gifts, learning and experience through a variety of ministries,
with a particular focus on education. St. Julie was a woman of the modern era who took courage through action. By opening schools to educate children for life, she faced the inequalities of her time, especially for young girls and “those made poor in a world marked by increasing divisions and inequalities” (CALLS: 2014 General Chapter, p. 5). She saw education for everyone as a basic human right, and teaching as the “greatest work on earth.”

She brought joy and hope in the goodness of God to a depressed and deprived generation by educating vulnerable children crying out for survival in France and Belgium. She demonstrated the power and presence of a loving and caring God in her person and in the women who followed her. Julie sent her Sisters to reach out to people “in the most abandoned places,” to give them tools for life, to dismantle unjust systems and to alleviate poverty through education. We celebrate the long line of Sisters of Notre Dame de Namur.

50th Anniversary

The 50th Anniversary of St. Julie’s Canonization calls us to celebrate our origins, and our life in mission. It calls us to recognize the extraordinary gift of Julie to the Church and our world. She is ALIVE today! This anniversary celebrates God’s goodness in our lives and in those who accompany us along the way. It challenges us to invite more women to a life commitment in our religious community as SNDdeN: women with the same courage and confidence as the Belgian women who left home and country to bring the Gospel to different parts of our world. In this era of global crisis, this anniversary summons us to extend Julie’s inner life and spirituality to a growing number of Notre Dame de Namur Associates, Mission Volunteers, Co-Workers, and Partners. In her Mission, St. Julie leads us on, showing us that education is our strongest tool in surmounting these forces.

This Saint for our Times challenges us today, for another generation in global crisis: to make known God’s goodness and bring courage, hope and healing.

 

VOLONTAIRES DE LA MISSION NOTRE-DAME – AMERICORPS : COLLABORATEURS ET COLLABORATRICES DANS L’EDUCATION

anglais

NDMVLes Volontaires de la mission apprécient les causeries fondamentales et les sessions de la Conférence de formation.

Par Adrienne Andrews, directrice exécutive de NDMV, Jackie Simon, directrice associée de NDMV et sœur Teresa Anyabuike, SNDdeN

L’organisation « Volontaires de la mission Notre-Dame» (NDMV) célèbre ses 27 ans en tant que ministère national des Sœurs de Notre-Dame de Namur (SNDdeN), en engageant des personnes de tous horizons. Dans la tradition SNDdeN, les volontaires renforcent l’éducation dans «les lieux les plus abandonnés» et “enseignent aux gens ce qu’ils doivent savoir pour la vie.” Le NDMV travaille en étroite collaboration avec les sœurs du monde entier pour élargir leur portée et inviter d’autres à un service transformant. Pour permettre plus de croissance, NDMV s’associe à AmeriCorps, une agence fédérale qui encourage le service et le volontariat à travers les États-Unis. En 2018, notre réseau comptait plus de 5 000 anciens membres du NDMV-AmeriCorps et 800 000 familles touchées par nos membres du NDMV-AmeriCorps.

À l’heure actuelle, le NDMV compte 450 Volontaires AmeriCorps en service à temps plein par équipes dans 25 villes américaines: à l’est, Boston, Baltimore, Philadelphie et Apopka; à l’ouest, Los Angeles, San Francisco et Seattle; dans les petites villes, comme Boulder, Colorado, Cincinnati et Ohio du nord-est et Thoreau, Nouveau-Mexique. Les membres du NDMV-AmeriCorps servent dans des écoles, des centres communautaires, des programmes parascolaires et des programmes d’éducation familiale, et ils soutiennent des initiatives d’éducation par le biais d’instruction en petits groupes et en tête-à-tête. Ils agissent comme assistants de classe, instructeurs de citoyenneté pour des immigrants, et coordinateurs de l’éducation environnementale, allant des quartiers urbains sous-financés aux groupes de travailleurs agricoles migrants. Cet engagement de NDMV assure l’accès à l’éducation pour que chaque personne atteigne son plein potentiel donné par Dieu.

Initiative d’Haïti

Le service NDMV aux États-Unis prend en charge plusieurs initiatives SNDdeN à l’étranger. La Boulangerie Notre-Dame, une boulangerie dirigée par une communauté en Haïti, est le projet le plus récent. La boulangerie fournit des emplois, ainsi que l’accès à l’éducation, dans la tradition NDMV. Les enfants des boulangers reçoivent des bourses pour aller à l’école; les travailleurs de la boulangerie acquièrent de nouvelles compétences, de l’anglais aux pratiques des affaires.

NDMV1Comité exécutif : Emily Bernstein (assistante du programme), Josephine Nannozi (gestionnaire financière), Jackie Simon (directrice associée), Adrienne Andrews (directrice exécutive) et Vincent Lui (assistant financier).

CONFÉRENCE DU MILIEU DE L’ANNÉE: «DES PIERRES D’ESPOIR, DES ONDES DE CHANGEMENT»

En février 2019, 280 membres du NDMV-AmeriCorps ont rejoint le personnel, des orateurs et oratrices et 25 SNDdeN à Baltimore, MD pour la Conférence de formation au milieu de l’année. Les Volontaires ont partagé avec les SNDdeN leurs expériences, valeurs communes et défis similaires. Ils ont été instruits sur la mission SNDdeN aux États-Unis et sur la riche expérience des sœurs. Ils ont assisté à des ateliers conçus pour leur fournir de nouvelles compétences afin d’améliorer leur capacité à servir leurs communautés, et apprécié la chance de former des réseaux avec des gens d’autres villes.

Les membres ont eu l’occasion d’entendre des conférenciers fondamentaux inspirants: Sr. Helen Prejean, CSJ, auteure de «Dead Man Walking» (l’homme mort qui marche), a partagé son unique expérience avec des condamnés à mort et dans notre société marginalisée. Soeur Helen a réveillé la conscience des participant.e.s en citant l’importance de la dignité et du caractère sacré de chaque personne, la nécessité de parler pour les sans-voix dans ce pays, et de contester les torts dans notre société en plaidant pour la paix et la justice.

Ronald Smith, formateur en non-violence, a utilisé ses expériences de vie dynamiques, d’un joueur de basket professionnel à un détenu en prison, et maintenant à la justice sociale et au service communautaire. Il a interpellé les Volontaires de la mission à croire en eux-mêmes et à déterminer leur propre avenir. Il les a encouragés à être motivés par l’amour pour avoir un impact positif pour le changement. Un service axé sur l’amour parle de vie à ceux que nous rencontrons chaque jour. Nous faisons tellement mieux ensemble.

Un ou une Volontaire a remarqué :
«Nous apprenons tellement ! J’ai entendu Sr. Helen Prejean, participé à un atelier sur l’Holocauste, mené par quelqu’un qui l’a vécu, appris le Tai Chi, et parlé de la pédagogie d’un enseignant brésilien (Paulo Freire). En quel autre endroit cela peut-il se passer ? »

L’année de service NDMV offre aux personnes de rares possibilités de servir des communautés et d’acquérir de l’expérience professionnelle. Les Volontaires de la mission entrent dans le programme parce qu’ils croient que l’éducation a le pouvoir de transformer les communautés; cependant, ils quittent l’année de service en étant eux-mêmes transformés, avec un nouvel engagement pour la justice. Ils changent des vies en faisant connaître la bonté de Dieu par l’action.

Notre Dame Mission Volunteers-AmeriCorps: Co-Workers in Education

French

NDMVMission Volunteers appreciate the keynote talks and sessions at the Training Conference

By Adrienne Andrews, NDMV Executive Director, Jackie Simon, NDMV Associate Director and Sister Teresa Anyabuike, SNDdeN

Notre Dame Mission Volunteers (NDMV) is celebrating 27 years as a national ministry of the Sisters of Notre Dame de Namur (SNDdeN), engaging individuals of all backgrounds. In the SNDdeN tradition, the Volunteers strengthen education in “the most abandoned places” and “teach people what they need to know for life.” NDMV works closely with Sisters worldwide to expand outreach and invite others into transformative service. To enable more growth, NDMV partners with AmeriCorps, a federal agency which encourages service and volunteerism across the USA.

By 2018, our network included over 5,000 NDMV-AmeriCorps alums and 800,000 families impacted by our NDMV-AmeriCorps members. At present, NDMV has 450 AmeriCorps Volunteers ministering full-time in teams in 25 USA cities: in the east, Boston, Baltimore, Philadelphia, and Apopka; on the west, Los Angeles, San Francisco, and Seattle; in smaller cities, like Boulder, Colorado, Cincinnati and Northeast Ohio, and Thoreau, New Mexico.

NDMV-AmeriCorps members serve in schools, community centers, after-school programs, and family education programs, and support education initiatives through small group and one-on-one instruction. They act as classroom assistants, GED citizenship instructors, and environmental education coordinators, ranging from under-resourced urban neighborhoods to migrant farmworker groups. This commitment of NDMV ensures access to education for each person to reach a full God-given potential.

Haiti Initiative

NDMV service in the USA supports multiple SNDdeN initiatives overseas. Boulangerie Notre Dame, a community-led bakery in Haiti, is the most recent project. The bakery provides jobs, as well as access to education, in NDMV tradition. Children of bakery workers receive scholarships to attend school; the bakery workers learn new skills, from English to business practices.

NDMV1Executive Committee: Emily Bernstein (Program Assistant), Josephine Nannozi (Finance Manager), Jackie Simon (Associate Director), Adrienne Andrews (Executive Director), and Vincent Lui (Finance Assistant). All NDMV photos in this edition by John Rasmussen, former Mission Volunteer

Midyear Conference: “Stones of Hope Ripples of Change”

In February 2019, 280 NDMV-AmeriCorps members joined staff, presenters, and 25 SNDdeN in Baltimore, MD for the Midyear Training Conference. Volunteers shared with SNDdeN their experiences, common values, and similar challenges. They learned about the SNDdeN Mission in the USA and the rich experiences of the Sisters.

They attended workshops designed to provide them with new skills to improve their ability to serve their communities, and enjoyed the chance to network with people from other cities. Members had the opportunity to hear from inspiring keynote presenters: Sr. Helen Prejean, CSJ, author of “Dead Man Walking,” shared her unique experiences with persons on death row and in our marginalized society. Sr. Helen awakened the consciousness of participants in citing the importance of the dignity and sacredness of each person, the need to speak for the voiceless in this nation, and to challenge the wrongs in our society in advocating for peace and justice.

Ronald Smith, Nonviolence Trainer, used his dynamic life experiences from a professional basketball player to a prison inmate, and now to social justice and community service. He challenged Mission Volunteers to believe in themselves and to determine their own future. He encouraged them to be driven by love to make a positive impact for change. Love-driven service speaks life into those we meet every day. We do so much better together.

One Volunteer remarked: “We learn so much! I heard from Sr. Helen Prejean, attended a workshop on the Holocaust by someone who lived through it, learned Tai Chi, and talked about a Brazilian teacher’s [Paulo Freire] pedagogy. Where else can that happen?”

The NDMV service year offers rare opportunities for individuals to serve communities and gain professional experience. Mission Volunteers enter the program because they believe that education has the power to transform communities; however, they leave the service year transformed themselves, with a new commitment to justice. They change lives in making known God’s goodness through action.

MINISTERES ND : NOTRE HÉRITAGE VIVANT

English

Par Sr Maria Delaney, SNDdeN, co-directrice du bureau des Etats-Unis pour les ministères parrainés

L’éducation sous toutes ses formes et expressions extérieures sera toujours au cœur de la mission des Sœurs de Notre-Dame de Namur. Renforcer nos connexions et approfondir nos relations dans les ministères qui portent le nom de Notre-Dame sont des priorités vitales pour assurer la longévité de notre héritage et legs – un legs qui a commencé en 1804, quand Ste Julie Billiart et Françoise Blin de Bourdon ont fondé notre congrégation. Ce ” patrimoine “ a continué à prospérer pendant plus de deux cents ans comme une tapisserie internationale avec notre propre motif distinctif. Tout qui a été un(e) élève ou un(e) collègue, ou un membre de famille d’une sœur de Notre-Dame de Namur pendant les 214 dernières années a tissé un fil unique pour le tissu de ce trésor qui proclame la bonté de Dieu.

gw legacy photo 3Les administrateurs des écoles des Etats-Unis et d’autres continents qui participaient à la 3e conférence de mise en réseau pour la mission à Emmanuel College.

La 3e conférence de mise en réseau pour la mission qui s’est tenue à Emmanuel College la semaine du 22 juillet a marqué un moment significatif pour nos collègues en mission. Cet événement vibrant a réuni plus de 300 personnes de 16 à 90 ans, élèves et collègues de nos ministères de SNDdeN. Plus de cent SNDdeN venues de cinq continents ont accentué la profondeur de notre engagement comme partenaires avec nos collègues laïcs pour proclamer les valeurs et les enseignements qui nous animent tous comme porteurs de notre legs. Les exposés fondamentaux et les ateliers ont éveillé leur enthousiasme et leur énergie, approfondi leurs connexions Notre-Dame et nous ont interpellés alors que nous avançons ensemble dans le ministère.

gw legacy photo 6Administrateurs, enseignants et visiteurs internationaux se joignent aux élèves leaders pour une photo à l’entrée d’Emmanuel College.

POINTS FORTS : OUVERTURE ET DISCOURS

Sr Janet Eisner SNDdeN, présidente d’Emmanuel College, a ouvert la conférence de quatre jours par une histoire du collège à la veille de son 100ième anniversaire qui sera célébré en 2019. En tant que la plus ancienne école supérieure catholique pour femmes, Emmanuel est un tribut à la persévérance et la ténacité qui ont continuellement surmonté les préjugés religieux et de genre pour être contre-culturelle et répondre aux besoins.

gw legacy photo 4Soeur Janet Eisner et Père Brian Hehir

Le Père J. Brian Hehir, premier orateur, a donné une profonde analyse de l’identité catholique et de la manière dont nous manifestons cette identité dans la société pluraliste d’aujourd’hui. Il reconnaît que nous sommes sur une crête croissante où le monde pose de nouvelles questions à d’anciennes traditions. Le P. Hehir nous a interpellés à être des “présences pénétrantes”, témoignant de miséricorde, justice et service dans notre monde et préparant des personnes à avancer avec intelligence et compassion en répondant aux questions émergentes de notre époque.

L’adresse du P. Hehir trouvait un complément dans celle de Sr. Mary Johnson SNDdeN, qui fit le discours d’ouverture le second jour de la conférence. Sr. Mary a cadré son adresse autour du thème: La doctrine sociale de l’Eglise n’est plus un secret, avec le concept de “l’effervescence collective du charisme” – le don spécial donné à chaque groupe dans l’Eglise pour contribuer au bien commun.

Sr. Mary a partagé deux exemples du partage de notre charisme de SNDdeN :

  • Les caractéristiques d’une communauté d’apprentissage Notre-Dame, utilisées dans tant de ministères SNDdeN, qui concrétisent notre témoignage des convictions de la doctrine sociale catholique, et
  • L’encyclique Laudato Si du Pape François qui est reflétée dans les appels du chapitre des SND de Namur à prendre soin de “notre maison commune.”

Sister Simone Campbell, SSA, la Nun on the Bus” (la sœur en bus) a continué à interpeller les participants en ouvrant la troisième journée de la conférence par un discours d’ouverture basé sur l’appel à la sainteté publique à une époque chaotique. Sister Simone a exhorté les participants à toucher les cœurs, écouter des récits, sentir la peine les uns des autres et y répondre de manière compatissante.

Trente ateliers ont augmenté l’impact de ces discours d’ouverture avec des exposés sur notre héritage de Notre-Dame de Namur, les caractéristiques d’une communauté d’apprentissage Notre-Dame, la gouvernance, la technologie et les réseaux sociaux, le programme et la pratique des instructeurs, l’éthique des soins de santé, les transitions de la vie, la sensibilité multiculturelle, le racisme et la résolution non-violente de conflits, la citoyenneté mondiale.

Tous les discours d’ouverture et plusieurs autres causeries, ainsi que les Powerpoints des trente ateliers sont disponibles (en anglais) sur www.notredameonline.org

ELÈVES LEADERS

Avant la conférence, septante élèves de dix écoles secondaires Notre-Dame des Etats-Unis se sont rassemblés pour la troisième conférence annuelle de leadership des élèves. Quatre écoles du Massaschusetts, quatre de l’Ohio, une du Maryland et une de Californie étaient représentées. Les élèves ont participé à trois journées d’ateliers sur sainte Julie, le leadership et la doctrine sociale catholique. Ils ont terminé en participant à la cérémonie et à la messe d’ouverture de la Conférence de mise en réseau pour la mission. Leur présence à la messe célébrait la continuation de notre héritage à l’avenir.

Nos ministères parrainés sont des trésors qui étendent la tapisserie Notre-Dame de Namur en partageant et animant la bonté de Dieu avec des personnes du monde entier. En introduisant de nouveaux fils dans le tissu, ils étendent l’héritage vivant des Sœurs de Notre-Dame de Namur. Dans l’encyclique Gaudete et Exsultate, le Pape François exhorte chacun(e) d’entre nous à “voir l’entièreté de sa vie comme une mission.”

Nous sommes véritablement bénies par nos collègues qui sont nos partenaires pour élargir la portée de notre mission jusqu’aux extrémités de la terre.

Source: Good Works, Vol 4 | No 2 | Octobre 2018. (traduction imprimée avec permission)

 

 

 

ND Ministries: Our Living Legacy

Françias

By Sister Maria Delaney, SNDdeN, Co-Director for US Office of Sponsored Ministries

Education in all forms and outward expressions will always be at the heart of the Mission of the Sisters of Notre Dame de Namur (SNDdeN). Strengthening our connections and deepening our relationships in the ministries that carry our Notre Dame name are vital priorities to ensure the longevity of our
heritage and legacy – a legacy that began in 1804, when St. Julie Billiart and Françoise Blin de Bourdon founded our Congregation.

gw legacy photo 3Educational Administrators from the United States, and from other continents who participated in the Networking for Mission III Conference at Emmanuel College.

This “inheritance” has continued to thrive for over two hundred years as an international tapestry with our own distinctive motif. Everyone who has been a student or colleague, or a relative of a Sister of Notre Dame de Namur in the past 214 years has woven a unique thread to the fabric of this treasure, which proclaims the goodness of God.

The Networking for Mission III conference held at Emmanuel College during the week of July 22, 2018 marked a significant moment for our colleagues in mission. This vibrant event provided the venue for more than 300 people, aged 16 through 90, gathered as students and colleagues from our SNDdeN ministries. More than one hundred SNDdeN from five continents accentuated the depth of our commitment to partner with our lay colleagues to proclaim the values and the teachings that animate all of us as bearers of our legacy. Keynote presentations and workshops sparked their enthusiasm and energy, deepened their Notre Dame connections and challenged us as we move forward together in ministry.

gw legacy photo 6Educational Administrators from the United States, and from other continents who participated in the Networking for Mission III Conference at Emmanuel College.

HIGHLIGHTS:
Opening and Keynotes

Sister Janet Eisner SNDdeN, President of Emmanuel College, opened the four-day conference with a history of the college on the eve of its 100th Anniversary to be celebrated in 2019. As the oldest Catholic women’s college in New England, Emmanuel towers as a tribute to the perseverance and tenacity of the Sisters who continued to overcome religious and gender bias to be counter-cultural and address existing needs.

gw legacy photo 4Sr. Janet Eisner and Fr. Brian Hehir

Father J. Brian Hehir, the initial keynote speaker, gave a profound analysis of Catholic Identity and how we manifest this identity in today’s multi-pluralistic society. He recognizes that we stand on a growing edge where the world presents new questions to ancient traditions. Father Hehir challenged us to be “penetrating presences,” witnessing to mercy, justice and service in our world and preparing people to move forward with intelligence and compassion in addressing the emerging questions of our times.

Father Hehir’s address was complemented by that of Sister Mary Johnson SNDdeN, who gave the keynote address on the second day of the conference. Sister Mary framed the address around the theme of Catholic Social Teaching – No Longer a Secret, which captured the concept of “the collective effervescence of the Charism” – the special gift given to each group within the Church to contribute to the common good.

Sister Mary shared two examples of sharing our SNDdeN charism:

  • The Hallmarks of a Notre Dame Learning Community, used in so many SNDdeN ministries, “which concretize(s) our witness to the tenets of Catholic Social Teaching” and
  • Pope Francis’ Encyclical, Laudato Si which is reflected in the Chapter Calls of the Sisters of Notre Dame de Namur to care for “our common home.”

Sister Simone Campbell, SSA, the “Nun on the Bus” continued the challenge to participants as she opened the third day of the conference with a keynote address based on the Call to Public Holiness in Chaotic Times. Sister Simone brought the participants full circle as she urged them to touch hearts, listen to stories, feel one another’s pain and then respond in acompassionate manner.

Thirty workshops augmented these keynote addresses with presentations on our Notre Dame de Namur Heritage, The Hallmarks of a Notre Dame Learning Community, governance, technology/social media, curriculum and instructional practice, ethics in healthcare, life transitions, multi-cultural responsiveness, racism and nonviolent conflict resolution and global citizenship.

All keynote addresses with several other talks and the power points from thirty workshops are available on www.notredameonline.org.

Student Leaders

Prior to the Networking Conference, seventy students from ten Notre Dame de Namur high schools in the US assembled for the third annual student leadership conference. Notre Dame de Namur Academies from Hingham, Tyngsboro, Worcester, Notre Dame Cristo Rey High School (Massachusetts), Mount Notre Dame, The Summit, Chaminade Julienne and Stephen Badin HS (Ohio), Maryvale Prep (Maryland) and Notre Dame High School (San Jose, California) were well represented.

The students participated in three days of workshops on St. Julie, leadership, Catholic social teaching. They completed their conference by joining in the opening sessions and liturgy of the Networking Conference. The presence of the students at the Mass celebrated the continuation of our legacy into the future.

Our sponsored ministries are treasures that extend the Notre Dame de Namur tapestry by sharing and animating God’s goodness with people all over the world. As they weave new threads into the fabric, they expand the living legacy of the Sisters of Notre Dame de Namur. In the encyclical, Gaudete et Exsultate, Pope Francis exhorts each of us to “see the entirety of your life as a mission.”

We are very blessed by our colleagues who partner with us to broaden the outreach of our mission to the ends of the earth.


Source: Good Works, Vol 14 | No 2 | October 2018. (Reprinted with permission)

 

 

 

 

 

 

PRIORITE AUX ENFANTS

English

par Sœur Jacinta Ojilimmobe

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Sr. Jacinta Ojilimmobe, SNDdeN, apprend à lire aux enfants de l’école maternelle.

Laissez les enfants venir à Moi

En 2004, les sœurs ont fait retentir la première cloche d’école à Awkunanaw, dans l’Etat d’Enugu au Nigéria. L’école maternelle et primaire Notre-Dame a débuté avec très peu d’élèves, mais leur nombre a augmenté comme une graine de moutarde qui est devenue un grand arbre. Pour la joie des parents, nous éduquons maintenant 1.130 élèves dans notre école. Comme les SND de Namur (SNDdeN) à travers le monde, la province du Nigéria donne priorité à l’éducation des petits enfants et des élèves au niveau élémentaire. Nous visons les enfants qui vivent en pauvreté. Avec nos collaborateurs, cinq sœurs servent dans cette école : sœurs Francisca Aneke (directrice de l’école primaire), Saratu Barko (professeur de religion), Maria Umeh (économe), Lucy Anaele (assistante économe) et Jacinta Ojilimmobe (directrice de l’école maternelle).

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Les élèves sont attentifs à Sr. Saratu Bako, SNDdeN, dans les classes d’éducation religieuse.

En 2008, les sœurs, ayant reconnu la nécessité d’éduquer les filles, ont élargi l’école pour inclure un niveau secondaire, connu maintenant comme Notre Dame Academy, Awkunanaw. En tout, dix sœurs sont au service des deux écoles.

Art-Project

Notre école maternelle et primaire vise la qualité de l’éducation, des bébés aux enfants de 11 ans. Nous formons la personne entière pour la vie : aux niveaux spirituel, scolaire et social. Les parents, appréciant cette éducation complète et l’excellente instruction, envoient leurs enfants à notre école, pour la première éducation et la formation continue. Ces petits enfants grandissent et se développent comme personnes, dans leurs relations entre eux et avec leurs enseignant.e.s, car nous nourrissons leurs qualités, talents et attitudes. Avec joie, ces petits identifient les lettres, nombres et objets, ils s’amusent avec des jouets, récitent des poésies, colorient des dessins, regardent des vidéos éducatives, jouent dans le parc, mangent leur nourriture et ils font même la sieste.

Etudes et formation religieuse

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Dans les classes spéciales de musique, Sr. Anthonia Damissah, SNDdeN, apprend aux élèves à jouer différents instruments de musique, à chanter et à composer des hymnes. Certains élèves ont été reconnus pour leurs chants.

Dans les classes primaires (niveau élémentaire), en plus du programme régulier d’études en langues (anglais, igbo et français), histoire et mathématiques, les sujets incluent : connaissance de la religion chrétienne, musique, arts culturels et créatifs, études sociales, économie domestique, sciences fondamentales, géographie, agriculture, informatique. Les parents espèrent le succès à l’examen d’admission à l’école secondaire. Nous donnons la catéchèse préparatoire à la première communion et à la confirmation. Au rassemblement du matin, les enfants lisent et méditent l’Ecriture du jour. Les jours de fête, les élèves réfléchissent aux leçons qu’ils apprennent des récits de l’Ecriture pour leur formation spirituelle et morale. Pendant l’Avent, les enfants de primaire ont un jour de retraite. Au début et à la fin du trimestre, le chœur d’enfants chante à la messe. Certains enfants ont aussi fait preuve de talents artistiques dans des projets artistiques spéciaux. Au cours d’économie domestique, les enfants apprennent à préparer différentes sortes de nourriture : un autre talent pour la vie. Une société informatique fournit une instruction en technologie pour enfants. Sans avoir beaucoup de livres, les enfants peuvent avoir accès à beaucoup de sujets sur internet !

Souci de la création et personne entière

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Sr. Lucy Anaele, SNDdeN, prend le temps d’aider des élèves qui ont besoin d’assistance.

Nos élèves apprennent à s’occuper de la terre en évitant toute sorte de pollution environnementale, en traitant convenablement tout déchet. Ils sont conscients de protéger et nourrir notre environnement. Notre école découvre et encourage les enfants doués pour l’athlétisme, la danse et la prise de parole en public. L’école organise des compétitions sportives bisannuelles dans l’école et aussi des compétitions entre écoles. Les élèves ont gagné beaucoup de trophées dans des matches pour toute la cité métropolitaine à Enugu. Parfois, le groupe de danse anime certains événements scolaires. Les élèves jouissent d’excursions éducatives et en tirent profit. Les élèves apprennent à s’affirmer et à se faire confiance. La plupart sont capables de parler ou de lire en public sans anxiété. Nous voyons le beau développement de nos enfants.

Défis

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Les diplômés montrent qu’ils sont prêts pour l’école secondaire.

Aujourd’hui, nous sommes affrontées à de nombreux défis en essayant de répondre aux demandes d’inscription de plus en plus nombreuses. Nous enseignons aussi quelques enfants qui ont des besoins particuliers, car il n’y a aucune école pour eux dans notre région. Une autre difficulté est celle des familles qui vivent avec des ressources limitées, même pour la nourriture et l’abri. Nous ne refusons pas l’éducation à des enfants vivant dans la pauvreté qui n’ont pas d’autres options. Nous remercions notre congrégation religieuse et les donateurs qui contribuent au soutien à la mission des SNDdeN et qui nous permettent d’accorder la priorité aux enfants dans le besoin.

EAU SAINE (POTABLE ?) AU KENYA

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par Sœur Evalyne Aseyo, SNDdeN

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À Kisumu, au Kenya, je suis engagée dans la recherche, l’enseignement et le service communautaire à l’Institut tropical de santé et de développement communautaire (Institut tropical). En collaboration avec les agents de vulgarisation en santé communautaire et les bénévoles en santé communautaire, nous formons un partenariat pour atteindre les communautés vulnérables. Nous mobilisons et

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Winnie, agent de santé communautaire, montre les sachets de purification d’eau à Sr. Evalyne (à droite) et à une femme, Everline, dont l’enfant a souffert de l’épidémie de choléra causée par de l’eau contaminée.

organisons les communautés en unités communautaires pour assurer le dialogue, les références et les mécanismes de retour d’informations pour les communautés, liés au secteur de la santé. A l’Institut tropical, nous considérons ce partenariat comme un travail de collaboration pour les individus et les institutions dans le partage des ressources, des idées et des expériences pour soutenir, enrichir et atteindre des résultats de haute qualité dans les soins de santé pour tous les participants. Pour revitaliser les soins de santé primaires complets au Kenya, nous collaborons avec les travailleurs, les bénévoles et les unités communautaires pour améliorer la participation de la communauté à la prestation des services de soins de santé et aux résultats des soins de santé. Avec d’autres partenaires, nous collectons des données et des indicateurs de suivi tels que couverture vaccinale, soins prénatals, utilisation de moustiquaires imprégnées d’insecticide pour les mères et les enfants de moins de 5 ans, absorption de vitamine A, accouchements au centre de santé et traitement de l’eau saine (potable ?). Nous affichons les résultats de ces indicateurs à la craie sur des tableaux communautaires, situés dans des endroits centraux de la communauté. Nous discutons de ces données dans un forum de dialogue communautaire qui mène à des journées d’action communautaire pour les soins de santé continus.

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Sr. Evalyne Aseyo, SNDdeN (au centre), observe des membres du projet « eau saine et sida », en train de filtrer de l’eau qui a été purifiée en utilisant les sachets PUR.

Réalisant que les Sœurs de Notre Dame de Namur, par le biais d’un Fonds de mission de la congrégation, apportent un soutien financier aux ménages vulnérables, incapables d’accéder à l’eau pure, j’ai demandé l’aide financière du Bureau International des Missions pour l’achat de produits de traitement de l’eau pour une Unité communautaire dans le district de Kisumu. Grâce aux fonds reçus, j’ai pu acheter les produits de traitement de l’eau : des sachets d’eau ‘PUR’ et des ‘aquatabs’. Les agents de vulgarisation sanitaire communautaire ont aidé à identifier Kadero et Okok, unités communautaires rattachées à l’hôpital du sous-district de Gita, en tant que villages qui pourraient bénéficier le plus de ces produits. Kadero a 25 villages et Okok comprend 14 villages. La rivière Awach, en passant par ces villages comme leur principale source d’eau utilisée pour l’eau potable et les tâches ménagères, y compris la cuisine, pose un risque continuel. De plus, certains ménages, n’utilisant pas l’eau de la rivière, utilisent des sources non protégées. En avril et mai 2016, il y a eu une épidémie de choléra, résultant de l’eau contaminée, dans ces unités communautaires. Dans le suivi de l’indicateur de traitement des eaux, avec les agents de santé communautaires, nous avons commencé à sensibiliser ces communautés à l’importance du traitement des eaux domestiques. C’est aussi une priorité de faire de l’usage de ces produits de purification de l’eau PUR et des ‘aquatabs’ une priorité dans ces villages.

Même si l’eau pure demeure un problème crucial, ces produits ont beaucoup aidé certains des ménages les plus vulnérables incapables d’accéder à de l’eau pure. En soutenant et en élargissant ce projet, nous avons l’intention d’atteindre plus de ménages dans la région. De toute évidence, ce projet continuera longtemps pour diminuer les maladies diarrhéiques et les maladies causées par l’eau dans cette communauté. Celle de Kisumu apprécie le soutien des Sœurs de Notre-Dame de Namur et de ses généreux donateurs qui contribuent à ce projet d’eau saine.

ATTEINDRE LES FRONTIÈRES POUR DES FEMMES ET DES ENFANTS RÉFUGIÉS

par Sœurs Denise Curry, Thérèse (Tracy) Aneth, Mary Alice McCabe, SNDdeN

“Malgré les problèmes, les risques et les difficultés … un grand nombre de migrants et de réfugiés continuent d’être inspirés par la confiance et l’espoir; dans leur cœur, ils aspirent à un avenir meilleur, non seulement pour eux-mêmes mais pour leurs familles … ” (Pape François, Lampedusa, 8 juillet 2013)

Depuis plus de 200 ans en tant que congrégation, nous, sœurs de Notre Dame de Namur, avons été et sommes une forte présence au service des immigrants et des réfugiés du monde entier. Aux États-Unis, avec une persécution croissante des immigrants vivant dans ce pays et le refus d’entrée aux demandeurs d’asile, nos sœurs cherchent de nouveaux moyens d’aider les immigrants et les réfugiés qui souffrent de politiques inhumaines américaines d’immigration. Le Projet bénévole CARA Pro Bono, établi par le réseau catholique d’immigration légale (CLINIC) avec trois autres organisations de défense des droits des immigrants, offre une nouvelle opportunité de servir les immigrants.

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Les sœurs Denise Curry, Mary Alice McCabe et Tracy Dill, SNdeN, discutent des plans pour que davantage de sœurs assistent les réfugiés dans le centre de détention.

En 2017, trois d’entre nous, Sœurs Denise Curry, Mary Alice McCabe et Therese (Tracy) Dill ont passé une semaine en tant que volontaires du CARA à Dilley, au Texas, dans un «centre résidentiel familial» sous l’égide de ICE : US Immigration and Customs Enforcement (département de la sécurité des Etats-Unis). Cet établissement privé abrite 2 400 femmes et enfants réfugiés. C’est un centre de détention, rempli à pleine capacité avec des mères et leurs enfants, qui fuient la persécution au Salvador, au Honduras et au Guatemala. Ces mères font ce vol dangereux vers la frontière américaine dans une tentative désespérée de protéger leurs enfants de la violence et même de la mort. En fait, ces femmes et ces enfants innocents qui entrent aux États-Unis se retrouvent dans une prison qui les traite comme des criminels et des terroristes.

Service bénévole

Le projet CARA offre une aide juridique sensible et compatissante à ces familles. Les mères hispanophones se préparent à des entretiens avec des agents d’asile de l’ICE dans lesquels elles racontent leurs histoires pénibles de persécution à la suite de violences domestiques ou de la part de gangsters. En tant que bénévoles, nous avons trouvé plusieurs façons d’aider le centre. En tant qu’interprètes en espagnol, nous avons donné des conférences pour aider les femmes à comprendre les étapes et à se sentir détendues et en sécurité dans ce processus d’asile. Nous avons rencontré chaque femme individuellement, nous avons écouté son histoire et l’avons aidée à préparer son entrevue avec un agent d’asile de l’ICE. Nous avons aussi aidé pour le travail de bureau qui doit être fait pour que les avocats et les juristes de CARA puissent offrir des services juridiques aux femmes.

We-are-HumanPour servir le nombre croissant de demandeuses d’asile à Dilley, le projet a besoin de davantage de bénévoles : avocats, juristes et interprètes. Les bénévoles rencontrent des centaines de mères et d’enfants, maigres, épuisés et effrayés, qui ont marché et se sont cachés pendant des semaines. Les femmes et les enfants restent en détention à Dilley jusqu’à ce qu’ICE détermine leur sort. Lors de l’interview, l’agent d’asile de l’ICE écoute l’expérience de la femme et décide si, oui ou non,  la persécution dans son pays d’origine est suffisamment « crédible » selon la loi américaine sur l’immigration pour lui permettre de demander l’asile et de rester aux Etats-Unis. La femme doit raconter son histoire d’avoir été terrorisée et traumatisée, d’une manière convaincante. Elle doit montrer qu’elle a fui pour sa vie et que le retour dans son pays signifierait la mort. Les récits sont très troublants: les gangs tuent des membres de leur famille, kidnappent des enfants, forcent des hommes et des adolescents à devenir « membres » de gangs, extorquent des mensualités aussi bien à des pauvres qu’à des personnes aisées, se livrent à des violences et des viols sur les jeunes filles. Dans les cas de violence familiale, les femmes sont battues, traitées comme des marchandises, détenues en captivité et reçoivent des menaces de mort.

HISTOIRES EN AMÉRIQUE CENTRALE

Au Salvador: On frappe à la porte de Marta. Un membre de gang demande: «Nous avons besoin de votre fille pour vendre de la drogue pour nous. Vous avez une journée pour décider » Marta sait que des semaines auparavant, le fils d’un voisin qui refusait une demande similaire est mort. Le frère de Marta, qui a également refusé le recrutement, a été tué il y a deux ans par le même gang. Aussi Marta et sa fille de 13 ans font rapidement leurs paquets et fuient, avant le lever du soleil, vers la frontière américano-mexicaine dans un espoir désespéré de plaider pour l’asile aux Etats-Unis.

Au Guatemala: Brenda entend que des hommes étranges dans une voiture noire kidnappent des petites filles à la porte de l’école locale dans la région reculée du Guatemala où elle vit. Les mères sont frénétiques et la police ne fait rien pour aider. Brenda, une mère célibataire, décide qu’elle n’a d’autre choix que de s’enfuir avec sa petite fille. Elle fait face à la fuite dangereuse vers la frontière américano-mexicaine et demande l’asile.

Au Honduras: Manuel, un jeune de 15 ans, est recruté de force dans un gang mais parvient à s’échapper quelques semaines plus tard et à se cacher. Le gang menace de tuer sa mère, Carla, si elle ne révèle pas où il se trouve. La famille de Carla lui dit de fuir pour sa vie. En quelques jours, elle est en route vers le nord, vers la frontière, avec Manuel, quand ils entendent l’horrible nouvelle que sa maison a été incendiée.

L’avenir des femmes et des enfants

Une évaluation positive de la part de l’agent d’asile est nécessaire pour qu’une mère et ses enfants soient libérés de leur détention et envoyés à leur destination aux États-Unis.

Une évaluation négative enverra la mère et les enfants dans le cycle de déportation, ce qui signifie, dans la plupart des cas, une «condamnation à mort». Les avocats de CARA font toujours appel dans le cas d’évaluations négatives et font tout pour donner à ces femmes et enfants une chance de vivre une nouvelle vie.

Une semaine avec ces femmes et ces enfants est une expérience qui secoue le cœur et l’âme d’une manière unique. Nous rencontrons des femmes courageuses des deux cultures: des femmes d’Amérique centrale luttant contre toute attente pour protéger leurs familles, et des femmes nord-américaines, des bénévoles, des avocats pro bono et nos propres sœurs engagées dans la justice sociale et les droits fondamentaux pour les familles immigrantes. En ce moment, d’autres Sœurs de Notre Dame de Namur se préparent pour le service bénévole dans ce centre de détention au Texas durant l’année 2018 en cours.

COLLABORATION POUR LES FUTURES LEADERS

Par Sœur Mary Donohue, SNDdeN

Sisters-Academy1---450px-webL’Académie des sœurs de Baltimore est une histoire à succès en cours, pour les filles de l’école moyenne, de la 5e à la 8e année. En 2002, Sr Suzanne Hall, SNDdeN et Sr. Delia Dowling, des School Sisters of Notre Dame, SSND, directrice acutelle de l’école, ont présenté à quatre congrégations religieuses le besoin d’une école moyenne pour les filles de Baltimore sud-ouest, Maryland. Dès le début, les Sœurs du Bon Secours, les Sœurs de la Miséricorde, les School Sisters of Notre Dame et les Sœurs de Notre Dame de Namur ont donné de l’énergie et un fort engagement à l’Académie des Sœurs.

Le charisme particulier de chaque congrégation contribue à la richesse dans cette collaboration pour les enfants. Nous nous unissons en tant que religieuses pour faire ensemble ce que nous ne pourrions pas faire seules. En tant qu’éducatrices dans une grande ville aux États-Unis, nous reflétons et faisons connaître la bonté de Dieu à une nouvelle génération de jeunes femmes.

En 2004, l’école s’est ouverte pour offrir une excellente éducation à des filles talentueuses et motivées, afin que chaque personne atteigne son plein potentiel. Au sein de cette communauté nourricière, les élèves apprennent des techniques d’étude, se fixent des objectifs, et développent des compétences en leadership. Pour l’année académique en cours, l’Académie des Sœurs a inscrit 71 étudiantes: 51 afro-américaines, 15 hispaniques, 1 asiatique, 1 amérindienne et 3 étudiantes de races mixtes. Les étudiantes viennent de certains des quartiers les plus pauvres et les plus déprimés de la ville de Baltimore, de communautés en proie à un chômage élevé, à la toxicomanie, au crime et au manque d’opportunités. Des religieuses gouvernent et parrainent l’Académie des Soeurs, tandis que des personnes, des fondations, des sociétés et des partenaires généreux offrent un financement pour les familles afin d’assurer une école catholique gratuite au cœur de la ville.

Histoire de succès

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Deux fois l’an et lors de la remise des diplômes, l’école donne des prix à 4 filles qui donnent l’exemple de l’esprit de chaque congrégation religieuse. Sr Mary Donohue, SNDdeN, félicite l’étudiante récompensée pour son effort et son succès scolaire.

La vision pour les diplômées de l’ Académie des Sœurs est qu’elles deviennent des jeunes femmes bien éduquées, assurées, spirituelles et engagées et des leaders qui font une différence positive dans leur communauté, dans notre nation et notre monde. Notre fort programme de soutien aux diplômées suit chaque fille tout au long des années de lycée et d’école supérieure. Depuis la première promotion en 2008, 100% ont terminé l’école secondaire, 93% font des études supérieures ou servent dans l’armée. En mai 2017, les anciennes des deux premières classes ont obtenu leur diplôme d’école supérieure et commencent leur cheminement de carrière, une étape importante pour elles et pour l’Académie des Sœurs.

DSC_0570Dès l’ouverture de l’école, de nombreuses Sœurs de Notre-Dame de Namur (SNDdeN) ont servi comme enseignantes, secrétaires, bénévoles et comme membres et directrices. Actuellement, Sr. Mary Donohue, SNDdeN, siège au conseil des membres et Sr Rosemary Donohue, SNDdeN (elles ne sont pas de la même famille!) sert au conseil d’administration. Annuellement, chaque congrégation religieuse célèbre une journée spéciale. Les élèves se souviennent de Ste Julie Billiart le 8 avril, l’anniversaire de sa mort en 1816. Les SNDdeN partagent des histoires de Julie et de la congrégation avec les filles ce jour-là.

Avec Sainte Julie, je vois que l’Académie apprend aux enfants ce qu’elles doivent savoir pour la vie.”

C’est une joie de servir cette école, à travers tous ses jalons: choisir un nom pour l’école, acheter le bâtiment, accueillir la première classe de cinquième, se réjouir avec les premières diplômées, et les classes successives, et voir des anciennes élèves terminer leurs études supérieures pour se lancer dans une carrière réussie.

Une élève de cinquième a bien exprimé le point de vue des étudiantes: «La première fois que je suis venue ici j’avais peur. Alors tout le monde m’a accueillie comme un membre de la famille. »

Les SNDdeN donnent notre ferme engagement à cette mission pour les jeunes femmes; nous apprécions de créer une famille durable de bienvenue et de succès, en collaboration avec des congrégations qui partagent cette Mission.

 

 

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