Sisters Assist Nicaraguan People after Hurricanes

French


Sisters Rebecca Trujillo and Sandy Price, SNDdeN.

By Sisters Sandra Price, SNDdeN

We, Sisters of Notre Dame de Namur (SNDdeN) in Nicaragua work to help alleviate some of the most critical needs, at all times and in many dangerous situations. We are now in the fourth month since two powerful hurricanes devastated north east and west territories of Nicaragua. Many people are unable to rebuild their homes blown away by the hurricanes. The government and many groups and families, parishes and international aid groups were quick to respond to the thousands of displaced families. But as in every disaster, there is never enough assistance. The farthest, and most isolated families still wait for help. The rain continued for days after the second and most damaging hurricane, not heavy rain, but a very wet rain. With roofs blown off and zinc roofing rolled up by the wind like giant cigars, everything inside the poorly-built houses was soaked. Schools lost all their books and materials. Clothes
soaked in water and mud did not dry out for weeks.

Hunger Follows Crop Devastation

Families help to load, transport and distribute to those in need the bean seed on donkeys or in trucks.

And then there was the worst…hunger. The crops and seed stored for replanting were ruined. Supplies from the last crops harvested were destroyed. In the weeks following, even wild animals forgot their fear of people and came desperately looking for food. Not even the birds could find food. We will never know how many animals died in what were once beautiful forests. One campesino related coming upon a monkey whose hand was pressed by a huge tree that fell on him. The man was unable to move the giant trunk and there were only two options, leave the monkey to die of hunger or cut off his hand. He decided the most humane choice was to release the monkey by severing its hand. When the monkey was free, he ran off into open field that had once been his forest home.


Sister Sandra aids a helper in measuring portions of beans for distribution to hungry families.

We, Sisters of Notre Dame de Namur in Nicaragua work to help alleviate some of the most critical needs, with very generous funds sent to the Congregation by our donors. We were able to supply some 80 families with 100 pounds of bean seed, the main stable in the Nicaraguan diet, during the planting months for beans in December and January 2020. We purchased a chainsaw so that the families were able to cut trees for the lumber to rebuild their houses. Now we are trying to locate families and communities beyond reach and families unable to receive aid and without food.

Generous Gifts Provide Relief


Some families are still living in igloo-like leaf caves.

Many generous people and groups in Nicaragua have given what they were able to contribute. The first emergency supplies which arrived in the week after the second hurricane are now depleted. From Matagalpa, Sr. Rebecca Trujillo, SNDdeN sent funds received from some donors. The SNDdeN Congregational Mission Support Office provided more funding to assist our people in this dire crisis. Recently, we spent some time in identifying families who are without food, drawing up a budget, dividing and counting portions of beans, rice, corn cooking oil, sugar as well as soap for washing. Everybody has need also for washing supplies, especially for the children. We identified 32 families that we will be able to assist; we are buying 2,700 pounds of each: beans, rice and corn, 1,500 pounds of sugar, 27 gallons of cooking oil and 324 soap. We realize that this is only a little bit that we are able to contribute to our people.

The happiest side of this time, our people celebrate being alive! No lives have been lost, and neighbors are helping neighbors to restore homes that were less damaged. The government has provided zinc roofing for many families; the sun is coming out more often and clothes are drying out. The generosity of so many people gives us hope. As SNDdeN, we are grateful for donor support sent from our Congregation. We give thanks to our God who is so very good.

Des sœurs aident le peuple nicaraguayen après les ouragans

anglais

Soeurs Rebecca Trujillo et Sandy Price, SNDdeN

Par Soeur Sandra Price, SNDdeN

Nous, Sœurs de Notre-Dame de Namur (SNDdeN) au Nicaragua, travaillons pour aider à répondre à certains des besoins les plus critiques, à tout moment et dans de nombreuses situations dangereuses. Il y a maintenant quatre mois depuis que deux puissants ouragans ont dévasté les territoires du nord-est et de l’ouest du Nicaragua. De nombreuses personnes sont incapables de reconstruire leurs maisons emportées par les ouragans. Le gouvernement et de nombreux groupes et familles, paroisses et groupes d’aide internationaux ont été rapides à secourir les milliers de familles déplacées. Mais comme dans toute catastrophe, l’assistance n’est jamais suffisante. Les familles les plus éloignées et les plus isolées  attendent toujours de l’aide . La pluie a continué à tomber pendant des jours après le deuxième et le plus dommageable ouragan, pas de fortes pluies, mais une pluie très humide. Avec les toits arrachés et les toitures en zinc enroulées par le vent comme des cigares géants, tout ce qui se trouvait à l’intérieur des maisons mal construites était trempé. Les écoles ont perdu tous leurs livres et matériels. Les vêtements trempés dans l’eau et la boue n’ont pas séché pendant des semaines.


Des familles aident à charger, transporter et distribuer aux personnes nécessiteuses les semences de haricots sur des ânes ou dans des camions.

La faim suit la dévastation des cultures

Et puis il y eut le pire …la faim. Les récoltes et les semences stockées pour la replantation étaient ruinées. Les fournitures des dernières récoltes étaient détruites. Dans les semaines qui ont suivi, même les animaux sauvages ont oublié leur peur des gens et sont venus désespérément chercher de la nourriture. Même les oiseaux ne pouvaient pas trouver de la nourriture. Nous ne saurons jamais combien d’animaux sont morts dans ce qui était autrefois de belles forêts. Un campesino a raconté être tombé sur un singe dont la main était pressée par un arbre énorme qui lui tombait dessus. L’homme était incapable de déplacer le tronc géant et il n’y avait que deux options, laisser le singe mourir de faim ou lui couper la main. Il a décidé que le choix le plus humain était de libérer le singe en lui coupant la main. Quand le singe fut libre, il s’est enfui dans un champ ouvert qui avait été autrefois sa maison forestière.


Certaines familles vivent encore dans des huttes de feuilles semblables à des igloos.

Nous, Sœurs de Notre-Dame de Namur au Nicaragua, travaillons pour aider à soulager certains des besoins les plus critiques, avec des fonds très généreux envoyés à la congrégation par nos donateurs. Nous avons pu fournir à quelque 80 familles 100 livres de graines de haricots, la principale composante du régime alimentaire nicaraguayen, pendant les mois de plantation de haricots en décembre 2019 et janvier 2020. Nous avons acheté une tronçonneuse pour que les familles puissent couper des arbres pour le bois de construction afin de reconstruire leurs maisons. Nous essayons maintenant de localiser les familles et les communautés hors de portée et les familles incapables de recevoir de l’aide et sans nourriture.

Des dons généreux apportent un soulagement

De nombreuses personnes et groupes généreux au Nicaragua ont contribué selon leurs possibilités. Les premiers approvisionnements d’urgence qui sont arrivés dans la semaine qui a suivi le deuxième ouragan sont maintenant épuisés. De Matagalpa, Sr. Rebecca Trujillo, SNDdeN, a envoyé des fonds reçus de certains donateurs. Le Bureau d’appui à la mission de la Congrégation des SNDdeN a fourni plus de financement pour aider notre peuple dans cette grave crise. Récemment, nous avons passé du temps à identifier les familles sans nourriture, établir un budget, diviser et compter des portions de haricots, riz, huile de maïs, sucre ainsi que du savon pour la lessive.. Tout le monde a également besoin de produits de lavage, en particulier pour les enfants. Nous avons identifié 32 familles que nous pourrons aider; nous achetons 1225 kg de chacun: haricots, riz et maïs, 680 kg de sucre, 102 l. d’huile de cuisson et 324 savons. Nous nous rendons compte que ce n’est que peu de chose que nous pouvons apporter à notre peuple.


Sister Sandra aide un bénévole à mesurer des portions de haricots pour la distribution à des familles affamées.

Le côté positif de cette période : notre peuple célèbre la vie! Aucune vie n’a été perdue et les voisins s’entraident à restaurer les maisons qui ont été moins endommagées. Le gouvernement a fourni des toitures en zinc à de nombreuses familles; le soleil sort plus souvent et les vêtements sèchent. La générosité de tant de personnes nous donne de l’espoir. En tant que SNDdeN, nous sommes reconnaissantes pour le soutien des donateurs envoyés par notre congrégation. Nous rendons grâce à notre Dieu qui est si bon.

SNDdeN Serve in UK Diocesan Tribunals: Interviews

French

I N  F O R E F R O N T  W I T H  T H E  C H U R C H

In 1983, the New Code of Canon Law was a milestone for involvement of lay people in the Diocesan Tribunals of the Church. This work concerning mostly marriage annulments, was formerly restricted to priests. The new Code decreed that one of these Defenders of the Bond and Judges could be a qualified lay person. Normally, three persons judge a Petition for a Declaration of nullifying marriages. Sisters facilitated this lay canonical involvement in Diocesan Tribunals. Many Religious Congregations, then revising Constitutions, had Sisters studying Canon Law. The Sisters of Notre Dame de Namur (SNDdeN) joined the forefront of this apostolate. Then in 2015, Pope Francis issued a document, Mitis Iudex, decreeing that in the panel of three Judges, two could be qualified lay people. This was a major step forward.

Sr. Ishbel MacPherson, SNDdeN

Story of Sister Ishbel MacPherson, SNDdeN

My arrival on the Canon Law scene began in 1977 with a placement at Westminster Metropolitan Tribunal while working on my diploma in pastoral theology, including a course on Canon Law. Previously, I taught for 18 years and spent three years full-time as member of the Movement for a Better World. With my administrative work, I learned how to be an advocate in a marriage case. Then I continued as a full-time advocate for two years until I received a doctorate at St. Paul’s Pontifical University, Ottawa, Canada in January 1984, under the direction of the late Father Frank Morrisey, O.M.I. My original intention to stay for a year changed when I soon realised that having better qualifications would help other women to serve the Church in the Marriage Tribunals. In February 1984, Sister Enid Williamson, a Servite Sister and I were appointed in Westminster as Britain’s first lay Judges. This was the beginning of a new SNDdeN apostolate. Having joined in 1978 the Canon Law Society of Great Britain and Ireland, I attended the annual conferences. For those years, Sister Enid and I were the only two women present. The Canon Law Society, just as the Westminster Tribunal and other tribunals, welcomed, respected and appreciated our participation.

Now, for over 40 years, I have been involved with marriage cases in England, Scotland, Wales and Northern Ireland, even in retirement. Over the years, I have been a Judge, a Defender of the Bond and an auditor (interviewer). I have served in the establishment of tribunals, training of auditors and have given talks on canonical matters. My work has been mostly with marriages. I have facilitated also General Chapters and meetings of men and women religious and I am available for consultation on canonical issues.

Ministry is centred on the love and healing of Jesus Christ

Sr. Rachel Harrington, SNDdeN

Story of Sister Rachel Harrington, SNDdeN

Before becoming interested in Canon Law, I taught Latin and Classical Civilisation in three Notre Dame high schools in England, ending as a Senior Teacher in 1989 in St. Julie’s High School, Woolton, Liverpool. As an only child, I cared at home for my mother, coping with dementia. Unable to manage doing this alone, our British Provincial Team made a place for my mother in our SNDdeN health care facility. So grateful to them, I visited as often as possible, while following a two-year Theology course with the Dominicans in Oxford where I followed a module on Canon Law. Aware that Sr. Ishbel was working in that field, I asked to follow in her footsteps and I received permission. After gaining the qualifications necessary also in St. Paul’s, Ottawa, Canada, I began my ministry in Westminster where Sr. Ishbel had paved the way. I have worked as a Judge and Defender since 1997, except for six years serving on our SNDdeN Congregational Leadership Team. As a religious and a canonist, I have often helped other Religious Congregations with Canon Law issues.

Like Sr. Ishbel, I have worked for several of the Diocesan Tribunals in England and in Northern Ireland. I continue to do so from home, during these COVID-19 pandemic lockdowns. I give talks and serve on the Vicar for Religious Team in the Archdiocese of Westminster. Active in the Canon Law Society of Great Britain and Ireland, I am the first woman to be the Secretary. Sr. Ishbel became the first woman life member some years ago: Attending my first Annual Conference, I realized that there were fewer than ten women canonists among 100 priests. Now, twenty-five years later, there are now as many lay men and women as priests.

Shared Reflections on Ministry

The apostolate of the canonist is always one of compassion, attempting to bring justice and peace to someone who is suffering. For canonists, this ministry is centred on the love and healing of Jesus Christ – a real a privilege. Helping people whose marriages have broken down is a delicate and extremely confidential ministry. The Judge determines if true consent was given to the union or not because of psychological deficiencies or faulty intentions. Many tears are shed when an applicant speaks of the situation! Amazingly, the experience has often been a consoling and healing one for many. Lay people and priests on a panel of Judges brings a balance and deeper insights into decisions made. Many lay people contribute to the apostolate of the Diocesan Tribunals by taking evidence for the cases. Most do this at their own expense, some using distance learning Centres.

Ministry for Immigrants Now


In Rome, Pope Francis greets Sr. Rachel and expresses gratitude for the Mission of the Sisters of Notre Dame de Namur internationally, including the ministry of Sister Canonists.

In 2015, Pope Francis made it possible for two qualified lay people to be among the three Judges on a marriage nullity case. He also allowed a Petitioner to introduce a case in the Diocese where he/she was living. Previously, a Petitioner had to apply to the Diocese where the marriage had taken place or where the Respondent was resident. Large numbers of immigrants in the UK, instead of applying to their home dioceses, go to the Diocese where they live now. In London, cases are increasing involving people from USA, Canada, Australia, New Zealand, the Philippines, Japan, and many countries in Africa and South America. Many cases involve always people from Poland, Italy, Spain and Portugal in a ministry “wide as the world.”

Another apostolic aspect of tribunal work for personnel is dealing with non-Catholics. When a previously married and divorced member of another faith or none wants to marry a Catholic, their former marriage has to be examined to determine whether they are free to marry in the Catholic Church. This is a sensitive area of the tribunal service and extremely rare that applicants have any complaints about the way in which their application was handled. Some are so impressed by the seriousness with which the Catholic Church treats marriage that they are moved to seek instruction.

Sisters Valued for Extraordinary Ministry

The Catholic Church in the United Kingdom and beyond values Sisters Ishbel and Rachel. As women, they have insights which even the most intuitive clergy can never have – a gift recognised even by their clerical male colleagues. These Sisters recognize and comprehend the emotional trauma which inhibits some female Petitioners from expressing themselves clearly. The renowned efficiency of these two Sisters is a cause for amazement and some amusement in their expertise in managing so many cases all at once. They reach out promptly, with immediacy to people so that there is no delay in resolving marriage cases. Although stories of participants in marriage breakdown are often heart-rending, Sisters Ishbel and Rachel know that their ministry enables a future marriage in the Church and a possible happy ending in a return to the Sacraments.

The Diocesan Tribunals value their extraordinary contribution

Des SNDdeN servent dans des tribunaux diocésains du Royaume-Uni: entretiens

anglais

AU PREMIER RANG AVEC L’ÉGLISE

En 1983, le nouveau code de droit canonique a marqué une étape importante pour l’implication des laïcs dans les tribunaux diocésains de l’Église. Ce travail concernant principalement les annulations de mariage, était autrefois réservé aux prêtres. Le nouveau code a décrété que l’un de ces défenseurs du lien et juges pouvait être un laïc qualifié. Normalement, trois personnes jugent une demande de déclaration d’annulation du mariage. Les sœurs ont facilité cette implication canonique laïque dans les tribunaux diocésains. De nombreuses congrégations religieuses, qui révisaient alors les constitutions, avaient des sœurs qui étudiaient le Droit Canon. Les Sœurs de Notre-Dame de Namur (SNDdeN) se sont jointes à l’avant-garde de cet apostolat. Puis, en 2015, le pape François a publié un document, Mitis Iudex, décrétant que dans le panel de trois juges, deux pourraient être des laïcs qualifiés. C’était un grand pas en avant.

Soeur Ishbel MacPherson, SNDdeN

Histoire de sœur Ishbel MacPherson, SNDdeN

Mon arrivée dans le domaine du droit canonique a débuté en 1977 par un stage au Westminster Metropolitan Tribunal, tout en travaillant en vue de l’obtention de mon diplôme en théologie pastorale, incluant un cours de droit canonique. Auparavant, j’ai enseigné pendant 18 ans et j’ai passé trois ans à temps plein en tant que membre du Mouvement pour un Monde Meilleur. Grâce à mon travail administratif, j’ai appris à être avocate dans un cas de mariage. Alors j’ai continué comme avocate à temps plein pendant deux ans jusqu’à ce que j’obtienne un doctorat à l’Université Pontificale St Paul, Ottawa, Canada, en janvier 1984, sous la direction de feu le Père Frank Morrisey, OMI. Mon intention initiale de rester pendant un an a changé, lorsque je me suis assez vite rendu compte qu’avoir de meilleures qualifications aiderait d’autres femmes à servir l’Église dans les tribunaux du mariage. En février 1984, sœur Enid Williamson, une sœur Servite, et moi avons été nommées à Westminster comme premières juges laïques de Grande-Bretagne. Ce fut le début d’un nouvel apostolat SNDdeN. Ayant rejoint en 1978 la Société de droit canonique de Grande-Bretagne et d’Irlande, j’ai assisté aux conférences annuelles. Pendant ces années, sœur Enid et moi étions les deux seules femmes présentes. La société de droit canonique, tout comme le Tribunal de Westminster et d’autres tribunaux, a accueilli, respecté et apprécié notre participation.

Maintenant, depuis plus de 40 ans, même à la retraite, je suis impliquée dans des cas de mariage en Angleterre, en Ecosse, au Pays de Galles et dans le nord de l’Irlande. Au fil des ans, j’ai été juge, défenseur du Lien et auditrice (intervieweuse). J’ai participé à la création de tribunaux, la formation d’auditeurs et j’ai donné des conférences sur des questions canoniques. Mon travail a principalement porté sur les mariages. J’ai également animé des chapitres généraux et des réunions de religieux-religieuses et je suis disponible pour une consultation sur des questions canoniques.

Soeur Rachel Harrington, SNDdeN

Histoire de sœur Rachel Harrington, SNDdeN

Avant de m’intéresser au droit canonique, j’ai enseigné la civilisation latine et classique dans trois lycées Notre Dame en Angleterre, finissant comme professeur honoraire en 1989 au lycée St. Julie à Woolton, Liverpool. En tant qu’enfant unique, je prenais soin à la maison de ma mère, aux prises avec la démence. Incapable de faire cela seule, notre équipe provinciale britannique a fait une place pour ma mère dans notre établissement de santé SNDdeN. Tellement reconnaissante envers elles, je rendais visite le plus souvent possible, tout en suivant un cours de théologie de deux ans chez les dominicains à Oxford où j’ai suivi un module sur le droit canonique. Consciente que Sr. Ishbel travaillait dans ce domaine, j’ai demandé à suivre ses traces et j’ai reçu la permission. Après avoir obtenu les qualifications nécessaires également à St. Paul, à Ottawa, au Canada, j’ai commencé mon ministère à Westminster où Sr. Ishbel avait ouvert la voie. J’ai travaillé comme juge et défenseur depuis 1997, sauf pendant les six ans où j’ai servi au sein de notre équipe congrégationnelle de leadership. En tant que religieuse et canoniste, j’ai souvent aidé d’autres congrégations religieuses sur des questions de droit canonique.

Comme Sr. Ishbel, j’ai travaillé pour plusieurs tribunaux diocésains en Angleterre et en Irlande du Nord. Je continue de le faire depuis chez moi, pendant ces confinements pandémiques COVID-19. Je donne des conférences et je suis membre de l’équipe vicariale pour les religieux de l’archidiocèse de Westminster. Active au sein de la Société de droit canonique de Grande-Bretagne et d’Irlande, je suis la première femme à y être secrétaire. Sr. Ishbel est devenue la première femme membre à vie il y a quelques années: en assistant à ma première conférence annuelle, j’ai réalisé qu’il y avait moins de dix femmes canonistes parmi 100 prêtres. Maintenant, vingt-cinq ans plus tard, il y a maintenant autant de laïcs, hommes et femmes, que de prêtres.

Réflexions partagées sur le ministère

L’apostolat du canoniste est toujours celui de la compassion, essayant d’apporter la justice et la paix à quelqu’un qui souffre. Pour les canonistes, ce ministère est centré sur l’amour et la guérison de Jésus-Christ – un véritable privilège. Aider les personnes dont le mariage est rompu est un ministère délicat et extrêmement confidentiel. Le juge détermine si le véritable consentement a été donné à l’union ou non en raison de déficiences psychologiques ou d’intentions erronées. Beaucoup de larmes coulent lorsqu’un candidat parle de la situation! Étonnamment, l’expérience a souvent été réconfortante et guérissante pour beaucoup. Les laïcs et les prêtres d’un panel de juges apportent un équilibre et une compréhension plus approfondie des décisions prises. De nombreux laïcs contribuent à l’apostolat des tribunaux diocésains en recueillant des preuves pour les cas. La plupart le font à leurs propres frais, certains utilisant des centres d’apprentissage à distance.

Ministère des Immigrants aujourd’hui

In Rome, Pope Francis greets Sr. Rachel and expresses gratitude for the Mission of the Sisters of Notre Dame de Namur internationally, including the ministry of Sister Canonists.

En 2015, le pape François a permis à deux laïcs qualifiés d’être parmi les trois juges dans une affaire de nullité de mariage. Il a également permis à un requérant de présenter une affaire dans le diocèse où il résidait. Auparavant, un requérant devait s’adresser au diocèse où le mariage avait eu lieu ou où l’intimé résidait. Un grand nombre d’immigrants au Royaume-Uni, au lieu de postuler dans leur diocèse d’origine, vont dans le diocèse où ils vivent maintenant. À Londres, les cas se multiplient impliquant des personnes des États-Unis, du Canada, d’Australie, de Nouvelle-Zélande, des Philippines, du Japon et de nombreux pays d’Afrique et d’Amérique du Sud. De nombreux cas impliquent toujours des personnes de Pologne, d’Italie, d’Espagne et du Portugal dans un ministère «aussi large que le monde».

Un autre aspect apostolique du travail du tribunal pour le personnel concerne les non-catholiques. Lorsqu’un membre déjà marié et divorcé d’une autre religion, ou d’aucune, veut épouser un catholique, son ancien mariage doit être examiné pour déterminer s’ils sont libres de se marier dans l’Église catholique. Il s’agit d’un domaine sensible du service du tribunal et il est extrêmement rare que les candidats se plaignent de la manière dont leur demande a été traitée. Certains sont tellement impressionnés par le sérieux avec lequel l’Église catholique traite le mariage qu’ils sont poussés à rechercher l’instruction.

Des sœurs appréciées pour leur ministère extraordinaire

L’Église catholique du Royaume-Uni et au-delà apprécie les sœurs Ishbel et Rachel. En tant que femmes, elles ont des idées que même le clergé le plus intuitif ne peut jamais avoir – un don reconnu même par leurs collègues clercs masculins. Ces sœurs reconnaissent et comprennent le traumatisme émotionnel qui empêche certaines requérantes de s’exprimer clairement. L’efficacité réputée de ces deux sœurs est une source d’étonnement et d’un certain amusement dans leur expertise de la gestion de tant de cas à la fois. Elles tendent la main rapidement, avec immédiateté aux gens afin qu’il n’y ait pas de retard dans la résolution des cas de mariage. Bien que les histoires de participants à la rupture du mariage soient souvent déchirantes, sœurs Ishbel et Rachel savent que leur ministère permet un futur mariage dans l’Église et une possible fin heureuse par un retour aux sacrements.

Les tribunaux diocésains apprécient leur contribution extraordinaire.

Alive with Mission: Priority for Education

French

Srs. Dorice Sumbati Shisali, Judith Esther Onditi, Theckler Mwaka, Susan Libendi, Magdaline Mikwa and Maximilla Mutuba, SNDdeN plan together with joyful excitement at NDEC.

By Sister Judith Esther Onditi, SNDdeN, Deputy Head Teacher

In 2010, the Mission of the Gospel inspired Sisters of Notre Dame de Namur (SNDdeN) to open Notre Dame Educational Centre (NDEC) in Malava, Kenya. Six Sisters, assisted by our aspirants and postulants, serve about 300 pupils, from early childhood to class 8. NDEC’s motto, Educating for Life, promotes St. Julie Billiart’s educational ideals of a holistic education. The Centre attracts many students in a learner friendly approach to education, different from the exam-oriented system in Kenyan schools. We view learner-oriented education as creative and practical. Fully engaged, the student takes an active role and centre stage in his/her own learning process. This stretches the learner in every area and involves different activities, including technology or applied technical know-how. The student discovers new horizons and disentangles his/her own capabilities, while applying new skills to achieve the greatest potential.

We, SNDdeN, appreciate this Competency Based curriculum, now used in Kenyan schools, enabling full participation of students with creative discoveries in the learning process. Our learners, even outside the confines of formal education, become creative in manipulating positively their environment. As facilitators in the learning process, our Sisters realize that we are not only teaching for now but we are preparing future and responsible citizens, ready to apply knowledge and to find solutions to everyday problems.

Sr. Judith Esther Onditi works with students in a competency based curriculum session.

R E S O U R C E  C E N T R E

NDEC is located in rural Kenya where most families lack any basic infrastructure for electricity. The Sisters sponsor financially some learners who come from very challenging homes, and lack basic life-needs including, food, shelter, etc. In 2018, we opened a small resource centre, giving students access to materials required to complement what they learn and discover. This facility has a capacity for only 45 learners who come in shifts enabling learners at all levels to access these resources. Sisters, as well as postulants and aspirants, are always available to support our learners in using the materials for expanding their knowledge and skills. In the future, we hope to enlarge the centre to accommodate more learners, even from nearby schools and the community. NDEC confirms education of the whole person as our SNDdeN priority ministry since 1804!

By Sister Magdaline Mikwa, SNDdeN, Administrative Secretary

Each day, people from different backgrounds visit our Administrative Office for various reasons. Teachers, staff, pupils, parents and guests stop first at my office. It gives me joy to be a welcoming presence in the school, especially for the children. Some come with excitement, while others wear fearful faces of the unknown. My ministry involves creating an environment where the child is peaceful, happy and comfortable, and feels at home. In the right environment, each child becomes relaxed; other activities fall into place. I contribute to this holistic education of the children, and also in a special outreach to parents and guardians. Everyone’s story counts. Listening attentively to our children, parents, guardians and all guests, I do joyfully my clerical work for a smooth school operation and I give witness to the goodness of God.

Sr. Magdaline Mikwa meets with new parents.

Most parents and guardians in rural Kenya are peasant farmers, with very little income. Unable to finance their children’s education, the parents struggle with cultural, social and economic challenges. I have learnt that doing everything in the office in a loving, caring and understanding way enables a smooth and coordinated ministry with parents, children, Sisters and staff. Following the progress of the children is the best link for parents and guardians with the different departments and persons who support them in a specialized way.

By Sister Maximilla Mutuba, SNDdeN, Coordinator of Early Childhood and Development Centre (ECDC)

St. Julie’s call to “educate for life,” inspires me, as I teach children from ages 2 to 6 years old. I love my ministry with children in early childhood; I give my best in preparing these little ones for formal education. In collaboration with the ECDC staff, I plan activities for the week. It thrills me to observe the day-care children arriving, joyful and excited, each morning, as they run to meet the Sisters. They recognize the Notre Dame cross, worn by the Sisters, making the children feel at home. They enter spontaneously into song and dance. Recalling Julie’s teachings, I have the opportunity to make school a place where our children love to be, with a sense of belonging, in their early years. Our daily interaction with children in this tender age prepares them for the future. It is a blessing and a challenge for Sisters and staff to provide a conducive environment! The simplicity and trust of each child stretches us to engage with our children in practical activities. We try to develop creativity with suitable materials, appealing for these ages. With limited resources, we work overtime to supplement materials acquired through funds from our Sisters and benefactors.

Sr. Maximilla Mutuba with the Early Childhood learners.

The children’s learning extends in their home environments to siblings, parents/guardians and friends in their neighbourhood. People refer to our Centre, as the “school of happy and welcoming Sisters.” It is a place of healing for some children. At the close of the day, in returning home, some children cry and cling to the Sisters and staff. This prompted us to initiate collaborative sessions with parents and guardians for encouraging conducive home environments. We give the children playing materials to share school stories and experiences with the family. Bringing materials back to school, they explain their use at home, another response for the uniqueness of each child.

COVID-19 has invaded the lives of our children, unable to come to school. Some parents telephoning the Sisters, ask them to assure the children that the school is closed now, but they will be able share their stories when school re-opens. We continue to offer simple activities to engage the children at home in their own environments. We follow the ideals that St. Julie offers us for educating children in every generation.

S O C I A L  O U T R E AC H

Sr. Susan feeding chickens with learners in the SND outreach programme.

By Sister Susan Libendi, SNDdeN, Coordinator of Social Outreach Programme

As Sisters of Notre Dame de Namur (SNDdeN), we respond to specific needs in our time. We believe that God expects the best from us, and inspires us to reach out to our brothers and sisters. We are inspired by St. Julie who insisted that we “exist for the poor, absolutely for the poor.” She called us to make known God’s goodness and love with and among people living in poverty. My ministry contributes to this SNDdeN Mission for many vulnerable families. Parents desire education for their children, but most are unable and trapped in the poverty web. They face the limitations of economic, social, spiritual and psychological challenges, on a daily basis.

Education transforms lives and enables people to participate in decisions that affect their lives. The government of Kenya aims theoretically at providing free primary education; that is not the case on the ground. Private and faith-based schools like NDEC attempt to reach out to marginalized and less privileged pupils by ensuring that they get basic education in a conducive environment for best achievement. Most learners on scholarship are partial or total orphans. In the present economic situation, our Social Outreach Programme, addresses various needs of the community and the most vulnerable in the Malava area. We aim is to visit households, gather information, initiate economic activities for parents’ self-reliance to provide new income, to help families receiving financial assistance, and to familiarise ourselves with local communities.

We engage children and parents in activities generating some minimal income for their households. When our families meet to share their struggles, we help them and the surrounding community to find hope in different processes of healing. In collaboration with our postulants, I visit families to experience their reality of life. By interacting within these households, without any pre-conceived judgements, I live the call and Mission of Jesus Christ. I listen, learn, and allow myself to be transformed by my brothers and sisters, made vulnerable by the circumstances of life. In partnership with other service providers, I organise workshops for parents facing critical times to give them opportunities for finding creative solutions and practical ways for becoming self-reliant.

Sr. Susan Libendi visits the parents of students at home.

Spending time with children from these households, I observe their self-esteem and confidence re-awakened as I teach them what they need to know for life. During the holidays, I follow up on school attendance and progress of our children, to strengthen the bonds between the children and parents at home in their own environment. Parents and children experience the transformation that education brings to individuals and society. As a private Catholic school, without any government subsidy, NDEC relies on school fees, a major sources of income to meet expenses in our school. Through funds received from donors, our Congregational Leadership Team supports our Mission with small grants for scholarships for needy children and for small income generating activities for their families.

We have begun a chicken project in which parents and children raise chickens, sell the eggs and provide a small income, important for struggling families. The goals are to empower families in becoming self-sustaining, to give them confidence in taking charge of their own lives and to participate in decisions which affect them. This project enables parents to pay school fees as well as to manage their own households. In December 2019, we conducted with our parents a workshop to raise awareness in educating our pupils for life. The participants discussed issues of concern for young people and ways of working with them to ensure a brighter future. The event aimed at revitalizing efforts by the parents and guardians in accompanying their children in education. They discussed ways to become self-sustaining and to take charge of their own lives.

By Sister Theckler Mwaka, SNDdeN, Coordinator of Nutrition and Worship

NDEC attracts children from all backgrounds. For children to be happy, stay active, and concentrate during indoor and outdoor lessons, it is vital for them to be healthy. Our focus on education for life includes good health. At school, we ensure that children have a balanced diet, since good nutrition is important in enabling them to remain alert and happy. I work with the kitchen department which provides a simple and balanced diet meal for the children.

Sr. Theckler Mwaka oversees the kitchen for good hygiene

A clean environment is critical. I encourage the children and staff to ensure that hygienic standards are maintained in the school. With the Sisters in our community and in collaboration with the teachers, we organize talks for the children on cleanliness and hygiene, with specific emphasis on personal hygiene and a clean environment. Our school directives insist on clean drinking water and the hand-washing, after toilet visits, as well as before and after eating. Through our Social Outreach Programme, we provide sanitary essentials for your girls from vulnerable homes.

W O R S H I P  A N D  E U C H A R I S T

In collaboration with other Sisters, I coordinate the worship programme. NDEC links the children for worship to the Pontifical Missionary Children’s Programme at the parish level. The school is connected to St. Theresa’s Catholic Parish in Malava. The parish priests comes to the school every Friday morning for the Eucharistic Liturgy. The children take time to practice music, liturgical dancing and serving at Mass. They participate enthusiastically in the celebration by taking the lead in making the Scripture Readings, singing and dancing. These small activities have enhanced the zeal of the children as they learn more about their faith.

I work closely with the SNDdeN postulants and aspirants in preparing NDEC pupils for Baptism, First Holy Communion and Confirmation. The worship group at school gives the children the opportunity to meet on a weekly basis to faith-sharing with Bible stories and liturgical dancing. For all at NDEC, Wednesday is St. Julie Day. Children are open to hear stories of our foundress, especially her love for children, to see photos of St. Julie, the Sisters and to know more about our foundress and the Mission of Jesus.

En vie avec la mission : Priorité à l’éducation

anglais

Srs Dorice Sumbati Shisali, Judith Esther Onditi, Theckler Mwaka, Susan Libendi, Magdaline Mikwa et Maximilia Mutuba, SNDdeN, planifient ensemble avec un joyeux enthousiasme à NDEC.

par Sister Judith Esther Onditi, SNDdeN, directrice adjointe

En 2010, la mission de l’Evangile a inspiré les sœurs de Notre-Dame de Namur à ouvrir le Centre éducatif Notre-Dame (NDEC) à Malava, au Kenya. Six sœurs, assistées par nos aspirantes et postulantes, servent environ 300 élèves, de la petite enfance à la classe de 8e. La devise de NDEC, éduquer pour la vie, promeut l’idéal éducationnel d’éducation holistique de Ste Julie Billiart. Le Centre attire beaucoup d’élèves dans une approche de l’éducation agréable aux élèves, différente du système orienté vers les examens en usage dans les écoles kenyanes. Nous considérons l’éducation orientée vers les élèves comme créative et pratique. Pleinement engagé, l’élève joue un rôle actif, où il est au centre dans son processus d’apprentissage. Ceci développe l’élève dans chaque domaine et implique différentes activités, incluant la technologie ou le savoir-faire technique appliqué. L’élève découvre de nouveaux horizons et dénoue ses propres capacités, tout en appliquant de nouvelles compétences pour atteindre le plus grand potentiel.

Nous, SNDdeN, apprécions ce programme basé sur la compétence, utilisé maintenant dans des écoles kenyanes, et permettant la participation complète des élèves avec des découvertes créatives dans le processus d’apprentissage. Nos élèves, même en dehors des confins de l’éducation formelle, deviennent créatifs en manipulant positivement leur environnement. Comme facilitatrices dans le processus d’apprentissage, nos sœurs réalisent que nous n’enseignons pas seulement pour maintenant, mais nous sommes en train de préparer des citoyens futurs et responsables, prêts à appliquer les connaissances et à trouver des solutions aux problèmes quotidiens.

Sr. Judith Esther Onditi travaille avec des élèves dans une session du programme basé sur la compétence.

C E N T R E   D E   R E S S O U R C E S

NDEC est situé au Kenya rural où la plupart des familles n’ont aucune infrastructure de base pour l’électricité. Les sœurs parrainent financièrement certains élèves qui proviennent de foyers très éprouvants et qui manquent des nécessités vitales, y compris nourriture, abri, etc. En 2018, nous avons ouvert un petit centre de ressources, qui donne aux élèves l’accès aux matériaux requis pour compléter ce qu’ils apprennent et découvrent.

Ce centre a une capacité de 45 élèves qui se relaient de manière à permettre aux élèves de tous les niveaux d’accéder à ces ressources. Les sœurs, aussi bien que les postulantes et aspirantes, sont toujours disponibles pour soutenir nos élèves dans l’usage des matériaux pour étendre leurs connaissances et talents. A l’avenir, nous espérons agrandir le centre pour accueillir plus d’élèves, même d’écoles voisines et de la communauté. NDEC confirme l’éducation de la personne entière comme notre ministère prioritaire des SNDdeN depuis 1804 !

Par Sœur Magdaline Mikwa, SNDdeN, secrétaire administrative

Chaque jour, des personnes de diverses origines visitent notre bureau administratif pour diverses raisons. Enseignants, personnel, élèves, parents et hôtes s’arrêtent d’abord à mon bureau. Cela me donne la joie d’être une présence accueillante dans l’école, spécialement pour les enfants. Certains viennent avec enthousiasme, tandis que d’autres ont des figures effrayées par l’inconnu. Mon ministère implique de créer un environnement où l’enfant est paisible, heureux et à l’aise et se sent chez lui. Je contribue à cette éducation holistique des enfants, et aussi à un accueil spécial des parents et tuteurs. Le récit de chacun compte. En écoutant attentivement nos enfants, parents, tuteurs et tous les hôtes, je fais joyeusement mon travail de bureau pour que l’école fonctionne sans heurts et je témoigne de la bonté de Dieu.

Magdaline Mikwa rencontre de nouveaux parents.

La plupart des parents et tuteurs du Kenya rural sont des cultivateurs, avec très peu de revenus. Incapables de financer l’éducation de leurs enfants, les parents luttent avec des défis culturels, sociaux et économiques. J’ai appris que faire tout au bureau d’une manière aimante, soigneuse et compréhensive permet un ministère bien coordonné avec les parents, les enfants, les sœurs et le personnel. Suivre le progrès des enfants est le meilleur lien pour les parents et tuteurs avec les différents départements et personnes qui les soutiennent de manière spécialisée.

Par Sœur Maximilla Mutuba, SNDdeN, coordinatrice du Centre pour la petite enfance et le développement

L’appel de Ste Julie à « éduquer pour la vie » m’inspire, comme j’enseigne à des enfants de 2 à 6 ans. J’aime mon ministère avec les petits enfants ; je donne ce que j’ai de meilleur en préparant ces petits à l’éducation formelle. En collaboration avec le personnel de NDEC, je planifie les activités pour la semaine. Cela me fascine d’observer les enfants externes qui arrivent, joyeux et enthousiastes, chaque matin, alors qu’ils courent pour rencontrer les sœurs. Ils reconnaissent la croix Notre-Dame, portée par les sœurs, qui fait que les enfants se sentent chez eux. Ils entrent spontanément dans le chant et la danse. En me souvenant de l’enseignement de Julie, j’ai l’occasion de faire de l’école un lieu où les enfants aiment être, avec un sentiment d’appartenance, dans leurs premières années. Notre interaction quotidienne avec des enfants de cet âge tendre les prépare pour l’avenir. C’est une bénédiction et un défi pour les sœurs et le personnel d’offrir un environnement favorable. ! La simplicité et la confiance de chaque enfant nous demandent de nous engager au maximum avec nos enfants dans des activités pratiques. Nous essayons de développer la créativité avec du matériel convenable, attrayant pour cet âge. Avec des ressources limitées, nous travaillons au-delà de l’horaire pour suppléer aux matériaux acquis grâce à des fonds de nos sœurs et de bienfaiteurs.

Sr. Maximilia Mutuba avec les élèves de la petite enfance.

Ce que les enfants apprennent s’étend dans l’environnement du foyer aux frères et sœurs, parents/tuteurs et amis dans leur voisinage. Les gens se réfèrent à notre Centre comme à « l’école des sœurs heureuses et accueillantes ». C’est un lieu de guérison pour certains enfants. A la fin de la journée, en retournant chez eux, certains enfants pleurent et s’accrochent aux sœurs et au personnel. Ceci nous a incitées à commencer des sessions en collaboration avec parents et tuteurs pour encourager des foyers où l’environnement est favorable. Nous donnons du matériel de jeu aux enfants pour qu’ils partagent les récits et les expériences de l’école avec la famille. En ramenant le matériel à l’école, ils expliquent son usage à la maison, une autre réponse pour l’unicité de chaque enfant.

Le COVID-19 a envahi la vie de nos enfants, incapables de venir à l’école. Certains parents, en téléphonant aux sœurs, leur demandent d’assurer aux enfants que l’école est fermée maintenant, mais qu’ils pourront raconter leurs histoires lorsque l’école ré-ouvrira. Nous continuons à offrir des activités simples pour engager les enfants à la maison dans leur propre environnement. Nous suivons les idéaux que Ste Julie nous offre pour éduquer les enfants à chaque génération.

S E N S I B I L I S A T I O N    S O C I A L E

Sr. Susan en train de nourrir les poulets avec des élèves dans le programme d’extension SND.

par Sœur Suzanne Libendi, SNDdeN, coordinatrice du programme d’extension sociale

En tant que Sœurs de Notre-Dame de Namur (SNDdeN), nous répondons à des besoins spécifiques à notre époque. Nous croyons que Dieu espère le meilleur de nous, et nous inspire d’aller vers nos frères et sœurs. Nous sommes inspirées par Ste Julie qui insistait sur le fait que nous « n’existons que pour les pauvres, absolument pour les pauvres ». Elle nous a appelées pour faire connaître la bonté et l’amour de Dieu avec et parmi les personnes vivant en pauvreté. Mon ministère contribue à cette Mission des SNDdeN pour beaucoup de familles vulnérables. Les parents désirent l’éducation pour leurs enfants, mais la plupart sont incapables et piégés dans la toile de la pauvreté. Ils font face aux limites des défis économiques, sociaux, spirituels et psychologiques sur une base quotidienne.

L’éducation transforme les vies et permet aux personnes de participer aux décisions qui affectent leur vie. En théorie, le gouvernement du Kenya vise à offrir l’éducation primaire gratuite ; ce n’est pas le cas sur le terrain. Des écoles privées et basées sur la foi comme NDEC essaient d’atteindre les élèves marginalisés et moins privilégiés en assurant qu’ils reçoivent l’éducation fondamentale dans un environnement favorable au meilleur accomplissement. La plupart des élèves boursiers sont orphelins, partiellement ou totalement. Dans la situation économique actuelle, notre programme de sensibilisation sociale s’occupe de divers besoins de la communauté et des plus vulnérables dans la zone de Malava. Notre but est de visiter les ménages, de récolter des informations, de lancer des activités économiques pour une autonomie des parents afin d’offrir de nouveaux revenus, d’aider les familles qui reçoivent une assistance financière, et de nous familiariser avec les communautés locales.

Nous engageons les enfants et les parents dans des activités qui génèrent quelque revenu minimal pour leurs ménages. Quand nos familles se rencontrent pour partager leurs luttes, nous les aidons, ainsi que la communauté environnante, à trouver de l’espoir dans différents processus de guérison. En collaboration avec nos postulantes, je visite les familles pour expérimenter leur situation de vie. Par une interaction avec ces ménages, sans jugement préconçu, je vis l’appel et la mission de Jésus Christ. J’écoute, j’apprends, et je me laisse transformer par mes frères et sœurs, rendus vulnérables par les circonstances de la vie. En partenariat avec d’autres fournisseurs de services, j’organise des ateliers pour des parents affrontés à des temps critiques, pour leur donner des opportunités de trouver des solutions créatives et des façons pratiques de devenir indépendants.

Sr. Susan Libendi visite les parents d’élèves chez eux.

En passant du temps avec les enfants de ces ménages, j’observe que leur estime de soi et leur confiance se réveillent alors que je leur enseigne ce qu’ils ont besoin de savoir pour la vie. Pendant les congés, j’assure le suivi de la fréquentation scolaire et du progrès de nos enfants, pour renforcer les liens entre les enfants et les parents à la maison dans leur propre environnement. Parents et enfants expérimentent la transformation que l’éducation apporte aux personnes individuelles et aux sociétés.

Comme école catholique privée, sans aucun subside du gouvernement, NDEC compte sur les frais scolaires, source majeure de revenus pour subvenir aux dépenses dans notre école. Grâce à des fonds reçus de donateurs, notre Equipe de leadership de la congrégation soutient notre mission avec de petites subventions pour des bourses pour enfants nécessiteux et pour des activités qui génèrent un petit revenu pour leurs familles.

Nous avons commencé un projet poulets dans lequel parents et enfants élèvent des poulets, vendent les œufs et se procurent un petit revenu, important pour des familles qui luttent. Les buts sont d’autonomiser les familles qui deviennent indépendantes, de leur donner confiance alors qu’ils prennent leur propre vie en charge et qu’ils participent aux décisions qui les affectent. Ce projet permet aux parents de payer les frais scolaires ainsi que de gérer leur propre ménage.

En décembre 2019, nous avons conduit avec nos parents un atelier pour les conscientiser à éduquer nos élèves pour la vie. Les participants ont discuté des questions qui préoccupent les jeunes et des manières de travailler avec eux pour assurer un avenir plus brillant. L’événement visait à revitaliser les efforts des parents et des tuteurs dans l’accompagnement de leurs enfants dans l’éducation. Ils ont discuté de manières de devenir indépendants et de prendre en charge leur propre vie.

Par Sister Theckler Mwaka, SNDdeN, coordinatrice de la nutrition et du culte

NDEC attire des enfants de tous milieux. Pour que les enfants soient heureux, qu’ils restent actifs et concentrés durant les leçons à l’intérieur et à l’extérieur, il est vital pour eux qu’ils soient en bonne santé. Notre visée sur l’éducation pour la vie inclut une bonne santé. A l’école,nous assurons que les enfants aient une alimentation équilibrée, puisque la bonne nutrition est importante pour leur permettre de rester alertes et heureux. Je travaille avec le département de la cuisine qui fournit un repas simple et équilibré pour les enfants.

Sr. Theckler Mwaka supervise la cuisine pour une bonne hygiène

Un environnement propre est essentiel. J’encourage les enfants et le personnel à assurer que des normes hygiéniques soient maintenues dans l’école. Avec les sœurs dans notre communauté et en collaboration avec les enseignants, nous organisons des causeries pour les enfants sur la propreté et l’hygiène, avec un accent spécifique sur l’hygiène personnelle et un environnement propre. Nos directives de l’école insistent sur l’eau potable pure et le lavage des mains après le passage aux toilettes, comme avant et après les repas. Grâce à notre programme d’extension sociale, nous fournissons le matériel sanitaire essentiel pour les jeunes filles de foyers vulnérables.

C U L T E    E T    E U C H A R I S T I E

En collaboration avec d’autres sœurs, je coordonne le programme du culte. NDEC relie les enfants pour le culte au programme des Oeuvres pontificales missionnaires pour les enfants au niveau de la paroisse. L’école est connectée à la paroisse catholique Ste Thérèse à Malava. Le prêtre de la paroisse vient à l’école chaque vendredi matin pour la liturgie eucharistique. Les enfants prennent le temps de pratiquer la musique, la danse liturgique et le service de la messe. Ils participent avec enthousiasme à la célébration en dirigeant les lectures de l’Ecriture, le chant et la danse. Ces petites activités ont mis en valeur le zèle des enfants alors qu’ils apprennent davantage au sujet de leur foi.

Je travaille étroitement avec les postulantes et aspirantes SNDdeN en préparant les élèves de NDEC au baptême, à la première communion et à la confirmation. Le groupe de culte à l’école donne aux enfants l’opportunité de se réunir sur une base hebdomadaire pour un partage de foi avec des récits bibliques et des danses liturgiques. Pour tous à NDEC, le mercredi est la journée de Ste Julie. Les enfants sont ouverts à entendre des récits de notre fondatrice, spécialement son amour pour les enfants, de voir des photos de Ste Julie, des sœurs et d’en savoir plus sur notre fondatrice et la mission de Jésus.

Saving Lives on the Front Lines of COVID-19

French

Sister Vivien Echekwubelu, SNDdeN

By Sister Vivien Echekwubelu, SNDdeN
Charge Nurse at St. Agnes Hospital, Baltimore, MD

My story began in Nigeria where I was born and raised. I joined our religious community of the Sisters of Notre Dame de Namur (SNDdeN) in the United States, in August 2007. I have been in the nursing profession for twenty-eight years. I joined this noble profession as a midwife in Nigeria but gained extensive nursing experience by working in various specialties in different teaching hospitals in Nigeria and across the United States. Currently, I am a Charge Registered Nurse for the Stroke/Neuro Critical Care Unit of St. Agnes Hospital (Ascension Health) in Baltimore, MD. I take pride in this ministry of healing the sick and creating a positive impact on people’s lives. I offer counselling, aimed at empowering individuals and promoting total wellbeing.

Regardless of my years of experience in healthcare, working in the front-lines and giving direct care to individuals affected with COVID-19 can be physically, mentally and psychologically challenging. Donning personal protective equipment (PPE) and especially wearing N-95 masks, over long hours, can be physically exhausting. However, putting smiles on the faces of patients and families impacted by this pandemic is the most rewarding and honorable service which I can render at this time.

Experience in Nigeria

My passion in providing care for the sick emanated from my childhood experience.  As a young child in Nigeria, I was a member of a children’s ministry. Basically, this ministry is poised at leading young children to God and mentoring them on how to bear one another’s burdens. As a member of this group, I ministered to the sick by laying hands and praying for them. This zeal as a young, innocent girl became a driving factor for my nursing career as well as for my calling to religious life as a SNDdeN. I enjoy what I do, with great joy and happiness. I realize what a great privilege it is to become who God has called me to be.

My experience as a Nurse Midwife in Nigeria was certainly remarkable. I recall doing nursing during  the HIV pandemic in the 1980’s, when I assisted women in labor with limited pain management, substandard medical equipment, and without any PPE. Yet all the mothers and their newborns remained healthy somehow!

Sr. Vivien and her co-workers wear the protective equipment all day

COVID-19 Unit in St. Agnes Hospital

St. Agnes Hospital is a faith-based organization, rooted in Catholic values and vision. For 12  years, I have enjoyed working in this hospital and health care facility. In this pandemic crisis,  my medical unit was converted to a COVID-19 Unit. As a Sister in this nursing ministry, I consider my major service to provide special critical care to individuals who are seriously ill  from the complications of this virus. I experience my service in nursing, especially now, as a time  of reflection on our SNDdeN Mission, which inspires all our Sisters to be: “Women with hearts as  wide as the world, who make known God’s goodness and love to all.” I know that caring for patients facing the life threatening conditions from COVID-19 is a vital way  of promoting our love of God and fulfilling this congregational mission to the sick and the dying.

Besides nursing care to patients afflicted with COVID-19, I also devote some time in my full-time  schedule to offer meditation and spiritual uplifting to patients who are so anxious about the  disease or to those battling the loss of loved ones from this deadly disease. I am privileged to  participate with those committed to alleviating human pain and suffering by offering holistic care  through medicine and spiritual guidance. Such care strengthens the dignity and worth of each  person.

I feel grateful and cherish the deep love and unflinching support of my family, friends and the Sisters in my religious community. They have helped me to give hope to the sick and the dying during these critical times, and to be faithful to our Mission in making known the goodness of God to all. I offer thanksgiving to God for his goodness and mercies, in enabling me to serve with others on the front lines of the pandemic.

SAUVER DES VIES EN PREMIERE LIGNE DU COVID-19

anglais

Sister Vivien Echekwubelu, SNDdeN

Par Sister Vivien Echekwubelu, SNDdeN Infirmière en charge à St. Agnes Hospital, Baltimore, MD

Mon histoire a commencé au Nigeria où je suis née et où j’ai été élevée ; j’ai rejoint notre communauté religieuse des Sœurs de Notre-Dame de Namur (SNDdeN) aux Etats-Unis, en août 2007. Je suis dans la profession des soins de santé depuis vingt-huit ans. J’ai rejoint cette noble profession comme accoucheuse au Nigeria mais j’ai acquis une expérience étendue des soins de santé en travaillant dans différents hôpitaux-écoles au Nigeria et à travers les Etats-Unis.

Actuellement, je suis infirmière diplômée d’Etat en charge pour l’Unité d’apoplexie/soins critiques neurologiques de St. Agnes Hospital (Ascension Health) à Baltimore, MD. Je tire ma fierté de ce ministère de guérison des malades et de création d’un impact positif sur les vies des gens. J’offre des conseils en visant à autonomiser les individus et promouvoir un bien-être total.  Malgré mes années d’expérience dans les soins de santé, travailler en première ligne et donner des soins directs à des personnes affectées par le COVID-19 peut être éprouvant physiquement, mentalement et psychologiquement. Se revêtir de l’équipement personnel protecteur (PPE) et spécialement porter un masque N-95 pendant de longues heures peut être physiquement épuisant. Cependant, mettre des sourires sur les figures de patients et de familles impactés par cette pandémie est le service le plus gratifiant et honorable que je puisse rendre en ce moment.

EXPERIENCE AU NIGERIA

Ma passion pour offrir des soins aux malades émane de mon expérience d’enfance. Comme jeune enfant au Nigeria, j’étais membre d’un ministère d’enfants. Fondamentalement, ce ministère est destiné à mener de jeunes enfants à Dieu et à les encadrer sur la manière de porter les fardeaux les uns des autres. Comme membre de ce groupe, je servais les malades en leur imposant les mains et en priant pour eux. Ce zèle en tant que fillette innocente est devenu un facteur moteur pour ma carrière d’infirmière aussi bien que pour mon appel à la vie religieuse comme SNDdeN. J’aime ce que je fais, avec grande joie et bonheur. Je réalise quel grand privilège c’est de devenir celle que Dieu m’a appelée à être.

Mon expérience comme infirmière accoucheuse au Nigeria était certainement remarquable. Je me souviens des soins durant la pandémie du sida dans les années 1980, quand j’assistais des femmes en labeur avec une gestion limitée de la douleur, un équipement médical sous standard, et sans aucune protection personnelle. Cependant toutes les mères et leurs nouveau-nés restaient en bonne santé d’une manière ou d’une autre !

Vivien et ses collaboratrices portent l’équipement protecteur durant toute la journée.

UNITE COVID-19 A L’HOPITAL ST. AGNES

L’hôpital St. Agnes est une organisation basée sur la foi, enracinée dans les valeurs et la vision catholiques. Pendant 12 ans, j’ai aimé travailler dans cet hôpital et cette institution de soins de santé. Pendant cette crise de pandémie, mon unité médicale a été convertie en unité COVID-19. En tant que sœur dans ce ministère de soins de santé, je considère comme mon service principal d’offrir un soin critique spécial aux individus qui sont gravement malades à cause des complications de ce virus. J’expérimente mon service de soins, spécialement maintenant, comme un temps de réflexion sur notre mission de SNDdeN, qui inspire toutes nos sœurs à être : « des femmes aux cœurs larges comme le monde, qui font connaître la bonté et l’amour de Dieu à tous. » Je sais que soigner des patients affrontés aux conditions de COVID-19 qui menacent la vie est une manière vitale de promouvoir notre amour de Dieu et de remplir cette mission de la congrégation envers les malades et les mourants.

En plus des soins de santé aux patients affligés de COVID-19, je consacre aussi un certain temps dans mon horaire à temps plein pour offrir une méditation et une élévation spirituelle à des patients qui sont si anxieux au sujet de la maladie ou à des personnes qui pleurent la perte de personnes aimées à cause de cette maladie mortelle. Je suis privilégiée de participer avec les personnes engagées à soulager la peine et la souffrance humaines en offrant un soin holistique par la médecine et la direction spirituelle. Un tel soin renforce la dignité et la valeur de chaque personne.

Je me sens reconnaissante et je chéris l’amour profond et le soutien résolu de ma famille, mes amis et les sœurs dans ma communauté religieuse. Ils m’ont aidée à donner de l’espoir aux malades et aux mourants durant ces temps critiques, et à être fidèle à notre mission en faisant connaître à tous la bonté de Dieu. Je rends grâce à Dieu pour sa bonté et ses miséricordes, qui me permettent de servir avec d’autres en première ligne de la pandémie.

En première ligne comme aumônière

anglais

Sister Kathleen Gallivan, SNDdeN

Directrice des soins spirituels : Brigham and Women’s Hospital, Boston, MA

Sister Kathleen Gallivan, SNDdeN

Brigham and Women’s Hospital (« The Brigham ») est un centre médical académique à Boston, Massachusetts, avec un personnel d’environ 17.000 employés. Nous prenons soin de 800 patients internes, leurs familles et des milliers de patients externes qui viennent pour des soins spécialisés, de la région locale et aussi de partout dans le monde. En tant que directrice des soins spirituels, mon ministère inclut diriger un département d’aumôniers de nombreuses religions, offrir des soins à des patients et des familles, soutenir des employés de l’hôpital et un programme de formation pour des femmes et des hommes qui veulent devenir aumôniers professionnels. Tout au long de l’année, environ 20 étudiants sont en stage dans notre programme d’aumônerie.

Au cours de mes dix-huit ans à Brigham, j’ai expérimenté beaucoup de crises, y compris des gens blessés dans les bombardements du Marathon de Boston en 2005, le coup de feu tragique porté à un médecin de l’hôpital et des cas critiques provenant d’accidents et d’incendies ! La crise du COVID-19 a été pour moi l’expérience la plus interpellante. Depuis mars 2020, nous avons traité plus de 1.000 patients du COVID-19, avec plus de 200 qui ont demandé l’hospitalisation. La plupart sont très malades et beaucoup meurent. En visitant ma première patiente gravement malade du COVID-19, j’ai prié et je lui ai tenu la main jusqu’à ce qu’elle meure.

Sr. Kathleen, un docteur et deux infirmières portent l’équipement protecteur dans l’hôpital, durant toute la journée.

Durant la crise entière, notre personnel de l’hôpital et les aumôniers ont passé du temps important dans les chambres de patients du COVID-19. Sans visiteurs ou avec des visites limitées, des membres de famille incapables d’être avec des patients isolés, souffrent comme ceux qu’ils aiment, spécialement les individus mourants. Nous devenons l’extension de la famille et nous essayons de connecter les patients et les familles en utilisant des téléphones portables, des smartphones et Zoom. Comme aumôniers, en plus de notre responsabilité pour le soin des patients et des familles, nous sommes aussi responsables d’offrir un soutien attentif au personnel. En plus des souffrances imposées aux patients et aux familles, COVID-19 prend un terrible tribut sur les infirmiers, les médecins, le personnel de cuisine et de nettoyage, et leurs familles. La pandémie a restreint et distancé les événements prévus pour soutenir le personnel. Nos aumôniers offrent maintenant un soutien créatif, par un programme Instagram de messages quotidiens qui donnent de l’inspiration, et parfois avec des vidéos.

Initialement, j’avais répondu à une invitation à servir d’aumônière à « the Brigham », pour un interim d’un an, mais très vite je me suis sentie chez moi dans ce merveilleux ministère. Avec les mots de Frederick Buechner : « La place où Dieu vous attend est la place où votre joie profonde et la faim du monde se rencontrent. » Ceci a été vrai pour moi alors que je viens juste de terminer dix-huit ans dans ce ministère. Comme nous expérimentons maintenant une nouvelle manifestation du virus dans l’hôpital, l’anxiété se cache chez beaucoup de personnes. Le temps change et il pourrait y avoir une autre vague avec un temps plus froid. Ce ministère peut être stressant et fatigant. Cependant je suis profondément bénie de connaître l’appel de Dieu à la place où je trouve ma propre joie profonde et où je peux répondre à une petite partie du monde, affamé d’une connexion avec le sacré.

Sr. Kathleen et des aumôniers guident des étudiants dans un programme de stage pour aumôniers

J’appartiens à un groupe de travail de santé mentale à l’hôpital. La direction du « Brigham » reconnaît que s’occuper des besoins spirituels de la communauté entière est une partie vitale du soin total des patients, familles et employés. Cette responsabilité m’appelle à réfléchir en tant que Sœur de Notre-Dame de Namur (SNDdeN) à mon ministère dans les soins de santé. Je peux vivre notre charisme en voyant la bonté de Dieu parmi les gens avec qui je chemine. Je fais l’expérience de la bonté de Dieu dans mon personnel qui représente souvent la figure de Dieu à ceux qui sont souffrants, accablés ou mourants. La bonté de Dieu resplendit dans nos médecins et infirmiers qui soignent leurs patients avec compassion. Je vois la bonté de Dieu dans un employé qui vide ma corbeille à papier chaque jour, alors qu’il travaille de 15h30 à 23h après avoir travaillé la journée dans un autre hôpital.

Je prie pour refléter la bonté de Dieu à tous au « Brigham » à travers mon ministère.

On the Front Lines as a Chaplain

Sister Kathleen Gallivan, SNDdeN
Director of Spiritual Care: Brigham and Women’s Hospital, Boston, MA

Sister Kathleen Gallivan, SNDdeN

Brigham and Women’s Hospital (“The Brigham”) is a large academic medical center in Boston, Massachusetts, with a staff of about 17,000 employees. We care for 800 in-patients, their families and thousands of outpatients who come for specialized care, from the local area and also from around the world. As Director of Spiritual Care, my ministry includes directing a department of multi-faith chaplains, providing care to patients and families, supporting hospital employees and a training program for women and men who want to become professional chaplains. Throughout the year, about 20 students intern in our chaplaincy program.

In my eighteen years at the Brigham, I have experienced many crisis events, including people injured in the Boston Marathon bombings in 2005, the tragic shooting of a hospital physician and critical cases from accidents and fires! The COVID-19 crisis has been for me the most challenging experience. Since March 2020, we have treated over 1,000 patients with COVID-19, with more than 200 who have required hospitalization. Most are very sick and many die. Visiting my first critically-ill COVID-19 patient, I prayed and held her hand until she died.

Sr. Kathleen, a doctor and 2 nurses wear protective equipment in the hospital, during the entire day.

During this entire crisis, our hospital personnel and chaplains spent significant time in rooms of COVID-19 patients. Without visitors or limited visitations, family members unable to be with lonely patients, suffer like their loved ones, especially dying individuals. We become the extension of family and try to connect patients and families by using iPads, iPhones and Zoom. As chaplains, in addition to our responsibility for the care of patients and families, we are also responsible for offering caring support to staff. In addition to the sufferings placed on patients and families, COVID-19 it as taken a terrible toll on nurses, doctors, the cooking and cleaning staff, and their families. The pandemic has restricted and discontinued or the present time previous events to support staff. Our chaplains offer now creative support, through an Instagram program in daily inspirational messages and sometimes with videos.

Initially, I responded to an invitation to serve as a chaplain at the Brigham, for an interim year, but soon I felt at home in this wonderful ministry. In the words of Frederick Buechner: “The place where God calls you is the place where your deep gladness and the world’s hunger meet.” This has been true for me as I have just completed eighteen years in this ministry. As we are experiencing now a new outbreak of the virus within the hospital, anxiety lurks with many people. The weather turns and there may be another surge with colder weather. This ministry can be stressful and tiring. Yet I am deeply blessed to know God’s call to the place where I find my own deep gladness and where I can respond to a small part of the world, hungering for connection to the sacred.

Sr. Kathleen and chaplains guide students in an internship program for chaplains.

I belong to a Mental Health task force at the hospital. The management at the Brigham recognizes that attending to the spiritual needs of the whole
community is a vital part of total patient, family and employee care. This responsibility calls me to reflect as a Sister of Notre Dame de Namur (SNDdeN) on my ministry in health care. I am able to live out our charism in seeing the goodness of God among the people with whom I journey. I experience God’s goodness in my staff who often represent the face of God to those who are suffering, overwhelmed or dying. God’s goodness shines forth in our doctors and nurses who care with compassion for their patients. I see God’s goodness in an employee who empties my wastebasket every day, as he works the 3:30-11:00 p.m. shift after working the day shift at another hospital. I pray to reflect God’s goodness through my ministry to all at the Brigham.

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